Coucou, je suis là ! Certain(e)s d’entre vous, sans doute étonné(e)s de mon silence durable (de lapin) m’ont fait la gentillesse de prendre de mes nouvelles. Toujours avec délicatesse, comme avec une légère crainte que je réponde « non, ça va pas du tout, je vais trop mal. Et si vous continuez à me faire ch… je vais être méchant ».
Dans la suite logique de l’article d’hier, quelques haïkus que la salle d’attente du médecin m’a extirpé hier. Encore sur le thème de cette heure que l’on nous vole au printemps pour finalement nous la rendre en automne. Nos édiles se sont-ils jamais demandés si une heure de printemps avait la même valeur que celle d’automne ? Ne devrions-nous pas exiger des intérêts ? Quel taux pratiquer ?
L’heure qui nous a été donné dans la nuit du 24 au 25 octobre est-elle une bénédiction dans une année 2020 bien pourrie ? Faut-il la retourner à l’envoyeur avec mépris ? Comment en profiter au mieux ? C’est l‘enjeu d’un duel à fleuret moucheté avec mon ami Philippe…
Imaginez il y a deux ans, je descendais à Amplepuis, comme aujourd’hui. Sur la route je voyais ces oiseaux bien rangés sur leur fil…
Aujourd’hui, la lumière était sublime, qui embrasait les couleurs de l’automne. Les verts allaient de la sombritude déprimante au vert anis super dynamique. Le ciel ? D’un bleu de fou à cinquante nuances de gris. Les rouges ? Du jaune clair au marron en passant, non pas par la Lorraine, mais par le rouge vif.
Les lumières étaient polarisées, les paysages magnifiés grand format. Même le plat le plus déprimant en devenait presque beau pour peu qu’un arbre bruisse dedans.
Et le vent ? Un vent de dingue. Qui animait les feuilles qui tournicotaient et transformaient la lumière pour faire un tableau vivant, palpitant.
Aujourd’hui les oiseaux ne faisaient pas les malins…
Ce soir, lorsque les ombres des meules s’allongent, j’ai vu celle d’un tout petit arbre s’étirer et se grandir jusqu’à l’autre bout du champ. J’ai vu les oiseaux se ranger sur les fils aériens.
Ils savent que le compteur d’oiseaux va passer, qu’il a beaucoup de travail et peu de temps pour faire le relevé avant que l’obscurité ne dévore tout. Les oiseaux lui facilitent donc la vie et se rangent dans bruit.
Le matin, il est le premier sur place pour faire l’appel des zélés trublions ailés. Ils sont maladivement désordonnés et désobéissants, totalement incapables de se reposer à la même place où le compteur les a repéré quelques heures avant. Les petits facétieux n’ont de cesse à fausser sa patience et sa méthode, ils sautillent de gauche à droite, font du saute-oiseau, plient les pattes, puis les étirent pour se grandir.