Ronger son frein

Ronger son frein

Mais bon sang de bois, que recouvre donc cette expression bizarre !

Evidemment, me voilà à imaginer un cycliste qui n’a plus de barre énergétique, plus de boisson énergisante, le porteur d’eau, tout en queue de peloton, est invisible. Une montée est devant lui, raide comme la justice, il a les jambes molles et doit absolument donner de l’énergie à son organisme.

Avez-vous remarqué la proximité des mots organisme et orgasme ? C’est frappant, non ? Impossible à ni-er. Deux lettres font la différence entre un être vivant organisé et une jouissance extrême ! Je vous laisse à votre perplexité. Retournons voir notre cycliste.

Il regarde son vélo et se dit que des freins, il n’a aucun besoin dans cette montée. Il arrache son frein avant et le ronge, avant de remonter sur son biclou et d’attaquer avec énergie cette foutue côte. C’est dans la descente suivante qu’il comprendra son erreur… J’y reviendrait plus loin…

Que dire des motards, des automobilistes qui se jettent sur leurs plaquettes ou leurs disques de freins ? Répétons-leur de bien mâcher avant d’avaler, afin d’activer une digestion maximale. Et, je m’autorise un petit conseil, prenez garde à l’intégrité de la cuvette des WC. Je pense aussi à ce proverbe, peut-être chinois, « Celui qui mange une noix de coco fait confiance à son anus »…

Une autre acception du terme me tire des larmes, de joie et de douleur. En anatomie, le frein est cette petite languette de chair qui retient le prépuce au gland. Pouvez-vous imaginer pour quelles sordides raisons un humain rongerait son frein ? Déjà, il faudrait que son organisme (tiens, on y revient !!) lui ait offert une souplesse qui ne manquerait pas de faire des envieux. Pas pour se ronger le frein, mais je vous laisse imaginer… bande de coquin(e)s ! Et puis, cela ne doit pas être très nourissant !!

Tout d’un coup, je m’interroge sur l’existence ou la non existence d’un potentiel cancer du frein. Cancer du rein, ça je sais, j’ai testé. Fin du cancer, j’aimerais bien tester, mais cancer du frein, jamais entendu parler. En même temps, ce n’est pas parce que je n’en ai jamais entendu parler que cela n’existe pas, la vie me l’apprend chaque jour.

Ronger le frein, mais pas en descenteeeeeee ! Rhiiii, zblam, zdoing, oing, oing ! Trop tard ! Fallait pas, je l’avais bien dit.

Il ne faut pas confondre avec l’expression ranger son frein, qui n’a rien à faire ici et dont on se fout totalement. Après si certains prononcent les O comme des A c’est leur problème. Chacun fait comme il veut… quoique….

En fait, l’origine de cette expression vient du monde équin. Le frein est le mors du cheval, qui permet de lui transmettre les ordres du cavalier. Lorsque le cheval n’est pas sollicité, il peut s’impatienter, ce qu’il manifeste en rongeant son frein.

Désolé de vous avoir pris du temps, vous pouvez reprendre vos activités ! Fichtre, on est déjà samedi, c’est dingue…. on ne voit pas le temps penser ! le pan tasser…. et merde… bon ouiquainde !

Biroute

(n.m.) embranchement de deux routes.

exemple : dès que je te propulse, mon petit Alphonse, tu fonces. Beaucoup d’autres sont là, qui veulent aussi être l’élu. Tu dois être le seul, l’unique, le premier. Pas de cadeau aux autres, t’es un leader. Tu passes la biroute sans t’arrêter. Au bout du bout tu le vois, énorme devant toi. Tu te sens irrésistiblement attiré. Tu prends un maximum de vitesse, tu mets toute ton énergie, celle de la vie et dedans tu fonces, mon Alphonse.

exemple d’après (spécial pour contrepéteu.r.se) : les bibandes déroutent

Schoïnopentaxophiliste

(n.m.) Collectionneur de cordes de pendus. On peut dire également schoïnopentaxophile, ce qui présente une certaine économie de lettres, avec lesquelles il n’est pas possible de composer grand chose, si ce n’est :

IST : Infection Sexuellement Transmissible, acronyme plus moderne et précis que les MST de ma jeunesse. Bon, je passe mon tour, merci… mais aussi bien d’autres choses, comme indiqué dans wikipedia. C’est un aéroport d’Istambul, des fuseaux horaires autant que le verbe être à la troisième personne du présent en allemand. Une chose est sûre, au scrabble, aucun intérêt.

ITS : idem ci-dessus mais en anglais mais aussi un morceau d’ADN, un jeu de balises XML plein d’autres choses. cf. wikipedia. Toujours rien au scrabble.

TIS : Rien de bien bandant. cf. wikipedia. Scrabble ? pas mieux…

TSI : Technologie et sciences industrielles, une voie d’orientation d’études en classe prépa française, Technique et Science Informatiques, une revue scientifique généraliste d’informatique en langue française, une lettre de l’alphabet glagolitique, vieil alphabet slave antérieur à et remplacé par l’alphabet cyrillique. Cet alphabet est superbe : wikipediaPour tout savoir sur le TSI. Scrabble ? forget it…

SIT : Vous avez tous en tête le fait de vous asseoir dans un pays anglophone. Oui, mais pas que… Ça va de l’élevage d’insectes mâles stériles, à une ancienne monnaie de la Slovénie, le Tolar, à ne pas confondre avec le taulard, même si certains peuvent être Slovènes, en passant non par la Lorraine, avec mes sabots, mais par l’heure Internet Anglaise. Wikipedia. Que dalle pour le Scrabble…

STI : encore un aéroport, Dominicain cette fois, un indice de qualité de transmission de la parole (que ne l’utilise-t-on pas plus en ce moment ?) ou le baccalauréat Sciences et Techniques Industrielles. Wikipedia. Scrabble ? je vous l’ai dit, c’est mort…

Finalement, ça ne doit pas courir les rues les schoïnopentaxophilistes, vu que les pendus non plus… Mais le fait qu’il puisse en exister n’est pas pour me déplaire, amateur de bizarreries que je suis, tout en m’inquiétant que certains puissent aller jusqu’à collectionner la corde de pendu !

Depuis l’antiquité, la corde de pendu serait pourvue de pouvoir magique et porterait chance. En tout cas, ce n’est pas au pendu qu’elle porte chance. Vers la fin du moyen-âge, en 1479, un serf a eu un de ses fils pendu pour avoir cueillit un fruit dans le verger du roi Louis XI. La corde utilisée lui fut donnée. Le lendemain elle se serait transformée en corde d’or…

Pour les gourmands, j’ai fait une recherche gogol sur les images associées à
schoïnopentaxophiliste. Voici la première affichée, sachant qu’absolument aucune des photos proposées n’a le moindre rapport avec le sujet.

la limite des moteurs de recherche

Trypophobie

Contrairement à ce que certains pourraient penser, la trypophobie ne concerne pas la peur des troquets minables dont une porte discrète, assimilée backroom, mènerait à une salle de jeu pourrie où seuls des loosers souffreteux risqueraient leur thune si rare.

Rien à voir non plus avec une éventuelle peur du Trip hop, mais bon sang, qui pourrait avoir peur du trip hop ! Et pourquoi ?

Pire ! Certains auraient la peur des tripes, un plat que de trop nombreux pisse-froid agonissent à l’envi d’épithètes délétères alors qu’il est si bon et si réconfortant. Extrait de wikipédia « Les tripes étaient un plat populaire bon marché et nutritif des classes ouvrières au XIX siècle et durant la première moitié du XX siècle ». Je m’inscris en faux, Monsieur Pédia, les tripes sont toujours vivantes au XXIème siècle. Amen.

N’y voyez pas non plus une manière snob d’exprimer la peur aux tripes. Vous avez d’ailleurs noté que là où certains utilisent un y, sorte de i arcadien bizarrement tordu, nous pourrions tout aussi bien, et ce n’est pas plus cher, profiter des excellents i locaux bien de chez nous, droits dans leurs bottes avec ce joli petit chapeau flottant au dessus de leur tête. D’ailleurs je recommence ma phrase correctement : N’i voiez pas non plus….

La peur des voyages ? que nenni ! La peur des pots de fleur créés à partir de pneus (tire in english) ? Pas plus, mais jetez un coup d’oeil à la vidéo explicative : How to make a Rubber Tire Flower Pot pour obtenir le nec plus ultra du pot de fleur !

Dans le poinçonneur des Lilas, Serge Gainsbourg avait mis le doigt dessus puisqu’il s’agit bien des petits trous, petits trous, petits trous… 🎶🎶🎶

(n.m.) Un trypophobe a peur des ensemble alignés de trous, une peur inattendue mais plus fréquente que l’on aurait tendance à imaginer. Étonnant, non !