Maux & Cris

Textes, Poèmes, Livres, Rêves et autres billevesées

Imaginez il y a deux ans, je descendais à Amplepuis, comme aujourd’hui. Sur la route je voyais ces oiseaux bien rangés sur leur fil…

Aujourd’hui, la lumière était sublime, qui embrasait les couleurs de l’automne. Les verts allaient de la sombritude déprimante au vert anis super dynamique. Le ciel ? D’un bleu de fou à cinquante nuances de gris. Les rouges ? Du jaune clair au marron en passant, non pas par la Lorraine, mais par le rouge vif.

Les lumières étaient polarisées, les paysages magnifiés grand format. Même le plat le plus déprimant en devenait presque beau pour peu qu’un arbre bruisse dedans.

Et le vent ? Un vent de dingue. Qui animait les feuilles qui tournicotaient et transformaient la lumière pour faire un tableau vivant, palpitant.

Aujourd’hui les oiseaux ne faisaient pas les malins…

Maux & Cris

Ce soir, lorsque les ombres des meules s’allongent, j’ai vu celle d’un tout petit arbre s’étirer et se grandir jusqu’à l’autre bout du champ. J’ai vu les oiseaux se ranger sur les fils aériens.

Ils savent que le compteur d’oiseaux va passer, qu’il a beaucoup de travail et peu de temps pour faire le relevé avant que l’obscurité ne dévore tout. Les oiseaux lui facilitent donc la vie et se rangent dans bruit.

Le matin, il est le premier sur place pour faire l’appel des zélés trublions ailés. Ils sont maladivement désordonnés et désobéissants, totalement incapables de se reposer à la même place où le compteur les a repéré quelques heures avant. Les petits facétieux n’ont de cesse à fausser sa patience et sa méthode, ils sautillent de gauche à droite, font du saute-oiseau, plient les pattes, puis les étirent pour se grandir.

Jamais le compteur ne se trouble, ni…

Voir l’article original 120 mots de plus

4 réflexions sur “Le compteur d’oiseaux

  1. Très coloré, ton billet, monsieur le compteur / conteur d’oiseaux.

    Aimé par 1 personne

    1. Maux&Cris dit :

      Merci Jean-Louis. 😉

      Aimé par 1 personne

  2. Les oiseaux sur un fil, c’est le « do ré mi fa sol » de la gente ailée. La gamme pour que leurs chants sonnent juste 🙂
    Plein de bonnes choses à toi, Régis !
    A bientôt !

    Aimé par 1 personne

    1. Maux&Cris dit :

      Oui, on aime bien imaginer les oiseaux comme des notes sur la portée. Tu sais, ils chantent toujours juste ces cascadeurs de la mélodie.
      Belle journée et bon novembre.
      Bises

      Aimé par 1 personne

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