Un bout de nuit !

Un bout de nuit !

Etrange moment où nous ne vivons pas vraiment sans être mort. Un espace entre deux journées commandées par notre conscience, où nous abandonnons le pouvoir… à quoi, à qui d’ailleurs. Un peu comme nos smartphones branchés sur le courant pour recharger leurs batteries. Parfois certaines mises à jour sont effectuées seulement si l’objet est éteint et branché sur secteur.

Pour nous autres, certaines mises à jour sont effectuées à condition que nous soyons débranchés. C’est moins facile de maîtriser notre dé-branchement que celui de nos smartphones. Le sommeil se montre capricieux, taquin, irrespectueux. On pose la tête sur l’oreiller en espérant être rapidement chopé par Morphée, mais des ribambelles de pensées se courent après, jouent à saute-mouton ou font la ronde.

Nous avons chacuns nos rites pour domestiquer le processus. Lire, boire une tisane de feuilles de machin-truc, brûler de l’encens ou les oeuvres de Karl Marx, prier, faire l’amour, se vider la tête, se raconter une histoire préférée ou une inventée, faire de la relaxation ou de l’auto-hypnose…

Quelque soit la stratégie adoptée, le sommeil vient à son gré, pas au nôtre. Il peut aussi se faire absent. Il nous fait prendre conscience de notre inefficacité, de notre petitesse. Comme si la nuit vous tendait les bras tout en s’éloignant à reculons un sourire sardonique accroché à ses lèvres pulpeuses. Tu me vois bien mon amour ? Tu me veux ? Tu m’espères, tu m’appelles ? Je t’emmerde, mes ressorts ne sont pas si simples pour toi. Mérite-moi, sinon oublie-moi !!

Nous restons frustrés, les gobilles grandes ouvertes avec un léger énervement qui monte doucement et qui nous garantit une nuit longue et peu réparatrice. Le sujet devient alors de savoir quoi faire de ces moments volés, oserais-je dire, à notre crédit-temps. Parfois, si le contexte s’y prête, nous prenons le livre en cours, rallumons la lumière si notre co-turne l’accepte. Sinon,il faut s’extraire de la douillette couette sans allumer, sans réveiller notre compagne et s’exiler dans une autre pièce.

« La nuit je mens » chantait Bashung en pensant aux fameux « résistants de la dernière heure », ceux qui ont attendu que le danger soit loin pour se déclarer résistant. Même loin de ce grave sujet, la nuit nous ment. Elle nous place au milieu de situations incroyables que nous pensons ne pas mériter. Mais si l’on réfléchit et procédons à une analyse à l’aune de notre récente vie, de nos attentes, des lourdes valises que nous tirons derrière nous, on arrive à comprendre tout ou partie des représentations symboliques décodées.

Elle ne ment pas toujours. Elle peut aussi nous donner des clés pour résoudre les choix qui se présentent à nous, prendre les meilleures options, celles qui nous servirons. Comme un dialogue, la claire journée donne à manger à notre cerveau, qui solutionne pendant l’obscure nuitée.

Jeune, la nuit était un intense moment de vie, la journée un espace incontournable mais peu intéressant qu’il fallait absolument traverser pour rejoindre la nuit suivante. Nous vivions chaque nuit si intensément, que la vie aurait pu s’arrêter là sans que le moindre regret ne nous ait jamais frolé. Une fraternité spéciale liait à cette frange du monde les fétards, les noctambules, les musiciens nomades, les alcolos, les camés, les putes, les malfrats et les flics, tous vivant ensemble.

Une fois la situation professionnelle stabilisée, ce rythme n’est plus tenable. La nuit est dégradée, démythifiée et devient une bête période de repos requise pour assumer ses tâches lucratives. La nuit perd sa magie, sa féérie, son imprévisibilité, son côté catapulte vers de folles aventures, sa nature spéciale. La vie nocturne a une superbe mâche et des goûts très riches, mais peut se montrer répétitive et terne. L’animal nocturne est prêt à passer un paquet de nuits ternes pour avoir éventuellement de temps à autres le bonheur d’une nuit folle.

C’est carrément addictif. « La nuit je mens » disait-il, mais la nuit je m’défonce, je m’enfonce dans l’erreur. Que reste-t-il de tout cela ? Pas grand chose de visible, mais des souvenirs, des fragments de tableaux, quelques scènes de quasi cinéma, des musiques, des textes de chansons, un car crash, des tableaux, des couleurs, des histoires, des odeurs, des amours, du sexe, des goûts, des monstres rigolades, des trahisons, des morts, des pleurs et des manques. Une fois la nuit éteinte, les falotiers rentrés chez eux, peu de gens subsistent,  la vie se charge de les emmener dans l’oubli…

Non candidature livre Inter 2020 – 2 mars 2020

Non candidature livre Inter 2020 – 2 mars 2020

Chère lectrice, cher lecteur, 

Ce matin du mercredi 5 février 2020, Philippe Lançon est interviewé sur France Inter. J’entends sa voix douce et souriante répondre aux questions posées. Philippe Lançon est le nouveau président du livre Inter 2020.

L’an dernier, j’avais osé me porter candidat pour être juré du prix 2019. Je ne comptais pas récidiver. Non, je n’étais pas vexé de ne pas avoir été retenu. L’exercice m’avait d’ailleurs beaucoup plu, et le refus m’avait quelque peu soulagé de ne pas devoir absorber une grande quantité de livres non choisis par ma méthode personnelle quasi scientifique.

Un livre c’est l’histoire d’une rencontre entre l’objet et son lecteur. Quelle magie, quelle alchimie préside à cette rencontre ? Parfois c’est une émission vue ou un article lu qui nous met sur la voie. Eventuellement un ami, mais là, cela se rapproche d’un mariage arrangé…

Plus souvent, pour ma part, c’est la balade entre les rayons de ma librairie préférée, ou d’une autre plus opportuniste, qui décide. Parfois j’y viens avec l’idée précise du livre à acquérir, mais le plus souvent rien n’est prévu, sauf d’acheter un livre. Si je suis en veine, je cherche un type de livre, un sujet précis ou un auteur.

Je m’arrête sur le titre, la collection, l’auteur, l’incipit, le résumé en quatrième de couverture. La photo ou le dessin de la couverture peut suffire à faire le déclic. Une promesse d’intérêt, une envie d’aller plus loin doit électrifier ou déclencher une réaction chimique dans quelques synapses de mon cerveau. Si mes synapses sont parties en vacances, trop occupées à autre chose ou même décédées, alors, ce jour-là, je rentre bredouille et quelque peu malheureux. C’est important d’avoir une liste de livre à lire.

Parfois, j’ouvre un livre toujours en prenant garde de ne point le maltraiter et me fie au style d’un paragraphe pris au hasard. Là, c’est la promesse du bonheur qui me décide. En parlant de maltraitance, je ne corne pas les livres. Il m’est arrivé dans des temps anciens, la vie ne m’avait pas encore assez poli, alors que je l’ai toujours été, poli, de corner les livres de poche. Pas avec une trompette ou un cor de chasse, plus prosaïquement avec mes doigts.

Je n’écris pas non plus, ni mon nom dessus, ni mes remarques dedans. Je n’ai pas toujours agi ainsi, ayant été un peu sagouin à mes débuts. Maintenant, si un passage mérite que j’y revienne plus tard, parce que particulièrement bien écrit ou suscitant assez d’intérêt, de réflexion ou de perplexité pour y revenir plus tard, je dispose délicatement un petit témoin repositionnable aussi délicat et furtif qu’un baiser sur la joue d’une amie très chère. J’ai failli parler de baiser volé, mais c’eût été fort inapproprié, et de plus je ne vole jamais rien. Enfin, si, le sagouin a bien dû voler un livre ou deux….

Maintenant que je suis grand, et c’est loin d’être une information récente, je voue une vénération remarquable aux marque-pages. J’en réclame dans les librairies où je vais pour la première fois, comme ce matin à Evreux. La personne à la caisse m’en sort une d’une extrême mochitude. Je lui ai laissé, accompagné d’un air dédaigneux. Je les ai pourtant soulagés de deux petits livres de Christian Bobin, un de Jean Echenoz ainsi que du dernier Beigbeder. Aucun marque-page à la hauteur de ces trois auteurs n’était présent. Je me demande ce que font les éditeurs….

Le plus beau de mes marque-pages est une enluminure achetée à l’artiste au salon du livre de Vernon où j’avais été rencontrer une auteure croisée sur les réseaux sociaux. J’y ai également rencontré d’autres auteur(e)s, l’une d’entre elle étant même devenue une amie très chère avec qui nous partageons régulièrement un repas fort sympathique et souriant.

Cela tient à pas grand-chose une rencontre littéraire. Je relis la lettre de candidature soumise l’an dernier et me dis que ce n’était pas trop mal, que j’y avais tout dit mais que cela n’avait pas suffi aux sélectionneurs pour m’adopter. Je ne sais pas comment faire mieux et décide, sauf changement de position tardive de stopper là pour l’instant. Le livre Inter 2020 saura bien se passer de moi.

23 février. Un ami, ex-collègue de travail, m’adresse des mots flatteurs au sujet du blog par moi commis, qu’il vient de feuilleter. Il y a vu exactement ce que je voulais exprimer. Il me demande si je compte présenter ma candidature cette année. Je lui réponds que non, ayant tout dit, ou alors, peut-être, si je me décidais à participer il me faudrait travailler la forme, puisque le fond me semble bon.

Et me voilà à gamberger, comme l’avait sans doute fait Georges Brassens avec sa non-demande en mariage, sur une lettre de non-candidature. Cette option me permet de continuer la présente missive sans renier la moindre ligne déjà écrite. Et puis, comme souvent avec moi, une contrainte, une situation extrême ou un anachronisme me met un coup de boost. Du coup,

Chère lectrice, cher lecteur,

Un grand nombre de livres a traversé mon existence, témoin d’une longue appétence débridée. J’ai lu des classiques japonais contant des aventures de Samouraï, des haïkus et autres poèmes, mais je me suis aussi avalé tout Balzac, de la collection verte, de la collection rose, plein de science-fiction, de l’héroïc fantasy, des foultitudes de romans, d’essais, quelques essais philosophiques, des livres sur les vikings ou sur Guillaume le Conquérant, que certains, soucieux de préserver l’amitié franco-britannique, préfèrent appeler Guillaume de Normandie.

J’ai eu ma période littérature érotique, puisqu’ayant dévoré avec bonheur quelques onze mille verges du sieur Apollinaire, ou d’autres encore plus raides. J’ai eu ma période américaine, avec Bukowski, James Ellroy ou encore Dashiell Hammett, et puis ma période anglaise, allemande….etc.… J’ai adoré et aime toujours Philippe Djian et son écriture directe autant que la prose riche de forme et de sens de Philippe Bobin. J’ai adoré Amélie Nothomb mais parfois la passion a aussi une fin, souvent douloureuse…

La bande dessinée me plait aussi beaucoup, car si l’image m’obsède, la photo me turlupine et le dessin m’enchante. Bien sûr, nous préférons inventer nos propres images pour illustrer un texte, mais celles apportées par la bande dessinée nous installent plus directement dans l’histoire. C’est grâce au président du Livre Inter 2019, Riad Sattouf, dont on m’avait offert l’Arabe du futur, que j’ai postulé l’an dernier. Son œuvre, sa voix, son sourire, tout concourait.

Je suis devenu ami avec un auteur de bandes dessinées américain, rencontré à une séance de dédicace. Il a d’ailleurs participé à une mise en abyme amusante. J’habite une maison qui figure, sans en être le sujet principal, sur un « petit » tableau de Claude Monet. Un jour je me décide à retrouver l’endroit d’où le peintre avait dû peintre son tableau et prend une photo cadrée exactement comme le tableau du maître. Aussitôt fait, la photo est publiée sur Facebook. Quelques heures plus tard, mon ami dessinateur m’adresse une copie de l’aquarelle qu’il a fait d’après ma photo. Evidemment j’ai acquis l’aquarelle.

Or, ce dessinateur avait réalisé une excellente bande dessinée plutôt destinée aux jeunes sur une souris venue à Giverny afin d’apprendre les techniques de Claude Monet. Seconde mise en abyme, lui-même étant venu à Giverny pour la même raison et ayant eu l’idée de sa bande dessinée en ce lieu. Me serais-je un peu trop abîmé à vous parler de cette histoire ? Oui, dégagez-moi, chère lectrice, cher lecteur, je ne mérite pas de…. !!

Tiens, à propos, j’ai lu et adoré le Lambeau de Philippe Lançon. Pensant être aguerri aux hôpitaux, j’ai rapidement compris mon erreur. Son amour du jazz a croisé le mien. Sa manière de parler de l’attentat de Charlie dont il fut victime, avec cette forme de distanciation, ne s’attardant que sur ses ami(e)s victimes sans s’attarder sur les bourreaux et leurs folles raisons, m’avaient même incité à chroniquer son livre sur mon blog. C’est dur de savoir que je n’aurai pas l’occasion de lui exprimer l’immense impression que m’a fait son livre.

Bref, tout cela pour dire, digression incluse, que je choisis habituellement mes livres avec une extrême précision autant qu’en me fiant au hasard de la rencontre. De votre côté, vous allez m’imposer une liste de livres dont j’ignore la nature. C’est une contrainte énorme, et je ne suis pas certain d’avoir envie de la subir. Voici une bonne raison de ne pas candidater, ou pour vous, de ne pas me retenir. En même temps, incohérence de l’humain, j’adore les contraintes…

De plus, autant j’ai plaisir à parler, quitte à lasser, d’un livre que j’ai aimé, autant vous me verrez coi concernant un livre que je n’ai pas aimé, ou pire, que je n’ai pas fini. Le silence n’est-il pas la meilleure attitude à avoir pour laisser un mauvais livre dans l’ignorance où il devrait flotter pour l’éternité ? N’en pas parler n’est-il pas plus efficace ? Plutôt que de glauser méchamment dessus…. de nos jours tout le monde ferait n’importe quoi pour le fameux quart d’heure de gloire Warholien.

Pouvez-vous confier à un juré des livres si mauvais qu’il n’en dirait rien ? Impensable, n’est-ce pas, sauf…. sauf si c’est pour garder du temps pour les beaux livres, ceux qui méritent des explications, les livres que l’on veut défendre. Evidemment, vous ne nous procurez que de très bons livres, cette objection tombera d’elle-même. On ne sait jamais, si vous avez un doute, éliminez-moi, s’il vous plait, j’aime trop parler pour rester à ne rien dire.

Vous souhaitant plein de beaux livres et le meilleur prix du Livre Inter, je reste livrement vôtre,
Régis Vignon

Tél : 0630881604
Courriel : regis.vignon@free.fr
Blog personnel : www.mauxetcris.com

Kart flush !

Kart flush !

Pour ses 17 ans, Paul a souhaité organiser une course de Kart avec ses potes de lycées. Excellente idée pour quelqu’un souhaitant intégrer un jour une équipe de Formule 1 en tant qu’ingénieur. Nous avons déjà tourné sur le Circuit de l’Europe à trente minutes de chez nous direction Rouen. Paul me met systématiquement quelques secondes au tour, ce que j’accepte de bonne grâce. Après 46 ans de conduite, nous sommes souvent plus intéressé par le fait de conduire en sécurité que par la performance. Et puis battre son père c’est bon pour son ego. Le mien va bien, merci.

Il y a deux semaines nous avons commencé à stimuler Paul à organiser l’évènement avec ses potes, est-ce que l’idée leur plait, quand sont-ils disponibles ? On se propose avec Sylvie de prendre nos deux voitures pour gérer le transport, de récupérer et ramener ceux qui seraient un peu éloignés du centre de Mantes. L’organisation et l’anticipation ne sont pas des notions innées et leur apprentissage mérite un coup de pouce de l’entourage. Au moins avec nos enfants. Peut-être que d’autres ont embarqué cela dans leur matériel génétique ou se sont fait préparer dès la petite enfance, par de meilleurs parents que nous.

Le jour arrêté est le jeudi 20 février. Une semaine avant, tous les indicateurs sont au vert, la météo prévoit un beau soleil, la troupe des six jeunes est dispo, je réserve donc l’évènement appelé « Enterrement vie de garçon » par la personne du circuit avec qui je converse. Je lui explique que mon garçon, n’ayant que 16 ans, n’envisage pas de se marrier si rapidement, d’autant qu’il n’a pas d’amoureuse ou d’amoureux déclaré(e). Il me dit que c’est le nom donné entre eux  à l’évènement mais que cela couvre bien les anniversaires. La piste sera donc disponible jeudi 20 février à 16 heures pour un briefing, une session d’essai de dix minutes, un briefing de course puis quinze minutes de course. L’évènement se terminera par le podium et la remise des médailles.

Pour réserver il faut payer la place d’une personne. A ma question « Et s’il pleut ? » on me répond « nous avons des vestes et des pantalon de protection, donc la course a lieu ». Il faudrait des conditions vraiment extrêmes pour annuler ou même arrêter la course.  L’affaire est donc engagée. A partir de ce jour, je lorgne discrètement mais quotidiennement sur la méteo de Sotteville sous le Val puisque le Circuit de l’Europe est là. Dès le lendemain, la météo annonce un temps couvert avec l’éventualité de pluie fine à compter de 16 heures. Sauf un jour, je ne me souviens pas lequel, où le soleil s’impose. Mais dès le lendemain retour de la pluie fine avec probalité à 40% ou 50%. Du coup, pas trop d’inquiétude, mais un soupçon de doute s’installe, que je garde pour moi.

En même temps je me sens détaché puisque ne courant pas. Parents avisés, nous avions imaginé que si une défection survenait je remplacerais l’absent afin de préserver le nombre de six minimum imposé pour bénéficier de la formule. Evidemment deux jours avant, l’un des jeunes annonce qu’il ne pourra pas être là. Pas grave, j’aurais le plaisir de me faire battre par Paul et surtout de courir avec Romain, l’un des ses amis, pilote professionel, ayant déjà couru en Kart, en Formule 4 et attaquant cette année une saison de Clio Cup, sans parler des courses de eracing auxquelles il participe, parfois avec des pilotes de F1 d’ailleurs. L’idée de courir avec un éventuel futur champion du monde était plutôt flatteuse.

Notre région est riche en coureur célèbre. Actuellement, sur les trois Français courant en Formule 1, deux sont du coin, Pierre Gasly de Rouen et Esteban Ocon d’Evreux. Le climat normand semble propice à la course…

Serait-ce le climat légèrement humide sur les bords du coin qui confèrerait, comme le climat Anglais l’a fait pour Lewis Hamilton, des qualités de pilotage exceptionnelles.

Pierre Gasly a fini 7ème de la saison 2019. Il a commencé chez Toro Rosso en 2017, Puis Red Bull au côté de Verstappen, un autre immense champion. Il retourne chez Toro Rosso, rebaptisé Alpha Tauri pour la saison 2020. Pierre Gasly est le pilote Français le plus jeune à être monté sur le podium.

Esteban Ocon était pilote d’essai chez Mercedes l’an dernier, et avait réalisé des merveilles avant, chez Force India. En 2020 il a un baquet chez Renault. Nulle doute que son année de pilote d’essai dans la meilleur écurie (Mercedes) lui aura appris énormément et qu’il sera au top cette année. Restera à voir comment la voiture Renault va se comporter. En tout cas, Esteban apportera le maximum à son équipe pour apporter les meilleurs réglages.

Cette saison 2020 de formule 1 risque d’être bien intéressante…

Revenons à notre sortie Kart. Je ne vous plomberai pas avec le fait qu’il fallu récupérer l’un des potes de Paul à Rouen. Ce qui a fait qu’il nous manquait l’un des coureurs à l’heure dite et que nous avons laissé passé quelques tours. Mine de rien ce détail aura son importance dans la suite de l’histoire.

Nous sommes au complet, pendant le briefing, nous voyons la piste qui se mouille et les coureurs en piste driftent de plus en plus. On nous propose des vestes et des pantalons de protection anti-pluie. Nous prenons les vestes mais pas les pantalons. Les Karts sont des 390cc, les plus costauds des karts en location, sur lesquels seul Romain a déjà couru, sachant qu’il a un Kart KZ, une bête de course à vitesses shiftée qui peut monter à plus de 200 Km/h.

La sécance d’essai se déroule sous une pluie fine, qui mouille légèrement la piste. Le comportement des Karts change. Il faut freiner avant le virage, et si l’on omet d’accélerer dans le virage, le kart fait un tout droit. La moindre faute et c’est le départ en toupie ou la sortie de route. Nous avons tous fait des fautes, sauf notre Romain qui traite tous les virages en dérapage. Impressionant de maitrise et de régularité. Evidemment, vu le contexte, le record de la piste ne sera pas battu.

Romain se place premier, Paul second, et à ma grande surprise je me retrouve à la troisième place sur la grille de départ. Charly sera quatrième. Charly est péruvien, de père Français, il a eu son permis de conduire au Pérou, mais n’a jamais conduit depuis deux ans qu’il est en France, les deux pays n’ayant pas d’accord sur le sujet. Il expliquera plus tard à Sylvie qu’il a été super content de conduire même s’il n’avait jamais fait de Kart avant. Clément et Alexis avait déjà fait fait une fois du Kart.

Pour le départ de la course, il pleut déjà très fort, la piste est détrempée. Nous aussi. Il nous est impossible de fermer la visière du casque sous peine de voir la buée envahir la visière. Le drapeau abaissé, toute la troupe s’élance. Evidemment Romain est déjà loin devant. Je ne le reverrai que lorsqu’il me doublera. J’admire sa maestria.

Le vent souffle par bourrasque. Nous le prenons de face dans la ligne droite du bas dès que la piste n’est plus protégée par les batiments. La pluie tombe dru, de grosses gouttes s’écrasent sur la visière et sur notre menton passant par l’ouverture de la visquière que nous devons laisser ouverte. La visibilité est réduite. Les conditions sont dantesques. En cas de glissade, on arrive vite à dépasser les vibreurs, la glissière en béton et on se retrouve dans l’herbe et la boue. Evidemment remonter sur la piste dans ses conditions, c’est la toupie à coup sur. A un moment je sors après un tout droit, je fais la toupie et je vois le quatrième qui fond sur moi. Je m’applique à me dégager sans glisser et ouf, je ne perd pas ma place.

Je ne vois plus le quatrième derrière moi. Il est aussi parti au tas juste après moi et ne reviendra pas.

Trois tours avant la fin, dans le dernier virage avant la ligne droite d’arrivée, une flaque d’eau s’est formée, ma trajectoire ne me permet pas de l’éviter et vlan, j’embarque deux litres de flotte qui me trempent la braguette et le haut du pantalon. Romain nous racontera avoir rencontré la même flaque et avoir du chasser l’eau du baquet avec sa main. Dans la ligne droite qui suit j’ai une furieuse envie d’arrêter là. Mais une sorte d’aversion pour la notion d’abandon, qui va avec, me fait rester sur la piste. Je ferai les derniers tours en vitesse lente afin d’arriver sans risque.

Paul me dépasse à l’avant dernier tour, mais pensant que la course était terminée, il fait mine de sortir. Emma lui fait signe qu’il a encore un tour à faire. Je profite sournoisement de l’opportunité pour lui passer devant. Il trouvera le moyen de me redoubler dans le dernier tour.

C’était dantesque, épique. Des conditions contraires, qui l’auraient peut-être été moins si nous avions commencé à l’heure prévu.

Nous étions fourbus, totalement trempés des pieds à la taille, mais contents et fiers d’être arrivés au bout. Emma a effectué la remise des médailles. A la grande surprise de Romain, elle a donné la médaille de vainqueur à Paul afin de fêter son anniversaire avant de la remettre à celui qui la méritait : Romain.

Je remercie Clément qui nous a accueilli et Emma aux yeux verts qui nous a briefé et a surveillé la course. Les deux ont été adorables, souriants et de très bon conseil.

Je vous conseille le Circuit de l’Europe, pour sa piste comportant pas mal de virages différents, pour les Karts 120cc, 200cc et 390cc bien entretenus et pour les personnes qui vous recoivent et vous accompagnent.

Je remercie les amis de Paul.  Ils ont joué le jeu, malgré les conditions exécrables. Ils sont tous intelligents, adorables, drôles et de bon esprit.

Je remercie Sylvie, mon épouse, pour avoir récupéré Charly à Rouen et pour l’avoir ramené à la gare d’Oissel afin qu’il rentre à Rouen retrouver sa famille, et pour avoir assuré le reportage photo, ainsi que pour ses conseils pour gérer les vêtements, sous-vêtements et chaussures 100% trempés.

Kart anniversaire Paul

 

2.0 Euterpe en sa beauté

2.0 Euterpe en sa beauté

Les deux sont du sud, l’un de Hyères, l’autre de Bayonne. Ils ont presque le même âge. Les deux sont d’une fratrie de musiciens et ont une carrière bien remplie sous leur nom ou en collaboration avec les plus grands.

En 1999 ils ont déjà collaboré à un album duo appelé Ameskeri, ce que veut dire Rêver ou songe en langue Basque. Vingt ans après ils ont remis le couvert. Une envie, plus qu’une obligation, de voir ce qu’il pourrait sortir de leurs instruments vingt ans après. Vingt ans se sont écoulées et des musiciens évoluent beaucoup dans cette durée.

Pour en savoir plus sur leurs histoires, leur rencontre, leurs influences, leur positionnement de musicien, écouter l’interview faite par Art-District.Radio, document très intéressant fait par cette webradio qui dépasse le cadre stricto sensu de l’album.

J’ai d’ailleurs ajouté en pied de cette chronique quelques liens vous permettant d’écouter quelques interviews des deux musiciens enregistrés à la sortie de l’abum, ainsi que les accès à l’album.

Que peut-on attendre d’un duo de deux musiciens de cette trempe ? Leur expérience, leur âge nous laisse entendre que leur art sera allégé de tout superflu et ne laisser sortir que l’essentiel, une musique « à l’os ». Nous attendons le beau son épuré et mélodique de Stéphane Belmondo associé au jeu riche, percussif et aventureux de Sylvain Luc.

J’ai des albums des deux, j’ai vu les deux jouer sur scène. J’ai eu l’occasion d’assister à une master-class de Syvain Luc il y a 20 ou 25 ans à Nanterre. J’aime les deux. D’un côté j’attends énormément de cet album, je me réjouis du plaisir que je vais prendre à les écouter ensemble, d’un autre côté je serais dévasté si le résultat n’était pas à la hauteur de mon attente.

La dernière scène où j’ai vu l’un des deux sur scène était le Belmondo quintet reformé qui se produisait au Sunset en février 2019. Les deux frères sur scène c’est spécial. L’un est un dandy de la ligne mélodique, l’autre un chercheur volubile. C’est Chet Baker ou Miles avec Coltrane ou Parker. Quand Stéphane Belmondo a joué son chorus, il se rassoit tranquillement sur son siège, un sourire accroché, comme si rien de spécial ne s’était passé. Quand Lionel Belmondo a fini son chorus, il est à bout de souffle tellement il a donné, fouillé, et il a besoin d’un petit temps pour remonter à la surface. L’un maitrise le son, la mélodie et le sens. l’autre descend dans ses tréfonds, et ne nous cachera rien des belles et les bêtes qu’il y a trouvé. Un grand moment de musique. Jacky Terrasson était passé à la fin pour jouer quelques pièces avec son ami Stéphane.

Alors Régis, cet album ? Oui, je vais vous en causer. Au détour d’un post Facebook j’ai dit qu’il était « beau » et si j’écris cette chronique c’est pour répondre à mon excellent ami Cyril qui trouvait ce « beau » un peu court.

L’album 2.0 est sorti chez Naïve le 18 octobre 2019. Sur quatorze morceaux, seuls deux morceaux ne sont pas d’eux. Les autres sont des compositions de Luc ou de Belmondo. Trois sont même des improvisations (« 2.0 », « 2.1 », »2.2″).

Oui c’est album est beau. Il est aussi la quintessence, du nectar de musique. Les notes sont rondes, pleines de sens. Le jeu aux doigts de Sylvain Luc arrondit l’univers sans la dureté du médiateur. On connait son jeu percussif, il est maintenant présent avec finesse et donne du corps. Stéphane Belmondo survole avec le son très rond de son bugle, ou un peu plus incisif de sa trompette comme sur « It’s Real ». Il nous raconte les personnages qui évoluent dans le riche décor créé par Sylvain Luc.

Le duo fonctionne à merveille, les deux se complétant à la perfection. A noter que plusieurs fois sur l’album les deux reprennent des phrases de l’autre. Habitude de défi souvent utilisée par les improvisateurs voulant s’affirmer, mais ici ce n’est pas pour s’affronter ou passer devant l’autre, mais pour marquer leur respect mutuel.

La musique de cet album est aérienne, elle ne s’impose pas, elle suggère et laisse de la place à nos rêveries. Le son est épuré, et d’ailleurs je trouve la qualité du son vraiment excellente.

De temps à autres, comme dans « 2.1 », un des morceaux improvisés sauf erreur de ma part, on voit bien les reprises de motif, les mélodies sont des phrases descendantes qui se succèdent, comme des vagues. Puis Sylvain Luc prend le morceau et l’emmène ailleurs jusqu’à sa fin.

Tiens un morceau avec une basse (« Joey’s Smile »), qui descend chromatiquement, puis crée une espèce de retard en restant sur la même note, avant de repartir vers le bas tout en douceur. Les accords tissés en fond offrant au bugle un espace ouvert que ce dernier peuple des notes essentielles. Une petite dissonance discrète de fin.

Sylvain Luc joue aussi de la basse, il aime bien en jouer pour un soir. Suite à la demande de Louis Winsberg, il avait d’ailleurs pris la basse de sa formation quelques temps, mais s’est senti vite frustré de ne pas pouvoir ajouter ses propres couleurs harmoniques. Tout de même, Louis Winsberg s’est payé le luxe d’avoir Sylvain Luc comme bassiste, comme d’autres se sont payés le luxe de jouer avec Biréli Lagrene à la basse.

Le motif d' »African Waltz » me fait penser à une musique qui collerait parfaitement avec la série Oggy et les cafards, que je regardais avec mes enfants lorsqu’ils étaient petits. Une forme de glissade à connotation humoristique, un pied de nez à la normalité. Une basse aux cordes étouffées qui percute plus qu’elle ne note. Là-aussi une descente chromatique…

Et c’est là que la technique me trahit. Un download en cours, il ne lui reste pourtant que 3 minutes, bloque le streaming et la musique hoquette puis s’arrête, reprend et s’arrête de nouveau. Au secours, je veux la fibre !!!! Maintenant, de suite….

Frustration des frustrations… A peu près la même que lorsque je me régalai à écouter Coltrane dans Love supreme sous la douche, et que la batterie de mon enceinte portable a rendu l’âme, à un moment où John allait résoudre…

« The melancoly of Rita » : Sylvain Luc propose une trame harmonique et rythmique fouillée sur laquelle Stéphane Belmondo envoie des mélodies aux notes rondes assez détachées. Chaque musicien rebondit sur les phrases de l’autre. Cette musique, hors du temps, fait écran à tous nos tracas, nous attrape en douceur et nous emmène dans un territoire plein de zénitude.

Que dire de « 2.0 » ? Vous aviez oublié que cet abum contenait des morceaux improvisés. « 2.0 » vous le rapellera. Un instrument distille des notes cristallines et vibrantes, je pencherait pour un Glokenspiel, mais sans être certain et sans savoir qui en joue. Sylvain Luc égrenne une harmonie dont la logique est souvent surprise, ou nous assène des lignes percutantes. Stéphane Belmondo joue du bugle et de la trompette. La post prod a ajouté de la réverb et de l’écho. Un mélange de minimalisme, de structure, de déstructure, d’harmonie claire ou asbconse, de petites notes fermées mais aussi quelques envolées. Une longue descente, puis Sylvain Luc reprend une partie plus sauvage tempérée par le cristallin Glokenspiel qui fade out pour finir.

Puis « Evanescence », un morceau plus classique entre ciel et terre où le guitariste instaure un cadre légèrement mélancolique où le bugliste (je crois…) développe une histoire de vie au-delà d’une mélodie. Une guitare assez aérienne faisant place au rêve versus un bugle plutôt terrien conteur de vie. L’un nous envoie au ciel, le second l’humanise, le peuple…

Je citerai encore « Mort d’un pourri », reprise de Philippe Sarde pour le film du même nom où Stéphane Belmondo s’exprime joliment à l’accordéon, son premier instrument. A noter que l’accordéon fait aussi partie de la vie de Sylvain Luc qui a joué avec Richard Galiano, Lionel Suarez ou encore son frère Gérard Luc.

Je vais arrêter ici, ne souhaitant faire une liste exhaustive des quatorzes pièces. Celles sur lesquelles je n’ai pas zoomé méritent autant votre intérêt que celles cités ici. J’ai titré ce texte « 2.0 Euterpe en sa beauté ». Cette nuit, dans un demi-sommeil, j’imaginais écrire « 2.0 Les serviteurs d’Euterpe », mais à l’instant je recule car ces messieurs ne sont pas des serviteurs mais des guides, ils jettent dans nos oreilles séduites des univers de beauté. Vingt ans après les premières rêveries, le songe est toujours de mise et il est foutrement agréable.

Pour résumer et pour mon ami Cyril, je maintiens, c’est beau !

Emission Club Jazz à FIP du 21/10/2019

Interview audio par Art-district.radio

Pour écouter / acheter l’album 2.0

« The Melancholy of Rita » chez TSF JAZZ

Une première fois…

Je n’aurais jamais pensé en être capable, jamais imaginé avoir envie de le faire. Une carrière entière à faire de l’informatique, du développement, du projet, du support, du management, de la gestion de contrat, des bonnes pratiques, de la gestion de connaissance, des process. Mais jamais de ma vie j’avais ressenti le besoin de monter mon PC moi-même.

J’ai toujours acheté des PC standards, déjà montés. Et puis mon Paul s’est acheté tous les éléments pour se monter un PC gaming, le nôtre étant au maximum de ce qu’il pouvait être « upgradé ». Au bout d’un moment c’est la carte mère qui devient le point faible et qui interdit toute évolution.

Il a donc choisi chaque élément et nous avons fait appel pour le montage à une société de Vernon qui solutionne nos tracas informatiques. J’avais demandé si Paul pouvait rester pour regarder comment le montage se faisait. Ils avaient accepté. Le poste avait été monté et le résultat au top.

J’utilise l’ordi familial pour plein de bonnes raisons mais aussi pour jouer. Et me voilà coincé, tout comme Paul avant qu’il n’ait son PC gaming, avec des jeux qui plantent à cause d’un processeur qui chauffe de trop. L’expérience de Paul ayant bien fonctionné, je lui demande de m’aider à choisir les éléments qui vont bien. Je décide de récupérer sur l’ancienne machine la carte graphique, les deux disques internes ( un SSD et un disque dur 3,5 pouces) et le bloc alimentation.

Ls SSD contient le système et les programmes des suites Office Microsoft et Adobe. Sur le 3,5 pouces, il n’y a rien de vital, seulement des jeux obsolètes. Au départ je ne comptais pas le récupérer.

Aucun souci pour l’ autre disque dur externe de trois téraoctets, sur lequel j’installe mes jeux. Il est connecté par un USB 3.0. Ni pour le NAS avec ses deux disques de 1 TO montés en raid 1, qui répond parfaitement au besoin de sécuriser nos données et nos photos. Le NAS est connecté sur la box ce qui le rend accessible aux PCs, tablettes et smartphones de toutes la famille.

Je contacte la société de Vernon pour le montage. Ils me parlent d’un coût de 85 € et d’une éventuelle difficulté pout récupérer la licence Windows (pourtant acheté chez eux il y a deux ans) et d’un délai de trois jours. Je ne me sens pas de me passer du PC pendant trois jours et l’incertitude sur la licence Windows me dose. Je décide donc de faire le montage moi-même, sachant que je ne l’ai jamais fait avant, en me disant que j’ai bien réussi à faire du pain et des croissants sans être boulanger.

La nature m’a pourvu d’un esprit logique et curieux. Je ne suis pas plus con qu’un autre, il n’y a donc pas de raison d’échouer. Ça c’est affiché en façade…. intérieurement je me dis que j’ai intérêt à m’en sortir si je ne veux pas passer pour le looser de service. Ce qui me met une bonne pression.

Certes j’ai mis du temps, mais pas les trois jours de délai annoncé. J’ai économisé 85 € moins l’argent dépensé pour acheter deux câbles ethernet pour solutionner un potentiel problème d’accès à internet, finalement résolu en fouinant dans les gestionnaire de périphériques pour upgrader les pilotes qui méritaient de l’être.

Finalement j’ai réinstallé aussi le disque 3,5 pouces pour la beauté du geste.

Nouveaux éléments (pour un total de 480€)

  • Boitier : Corsair Carbide 275Q Black
  • Carte-mère : Gigabyte B450 Aorus Elite
  • Processeur : AMD Ryzen 5 3600 (6 cœurs, 3,6 Ghz)
  • Ventilateur pour processeur : Cooler Master Hyper 212 Black Edition ( le processeur est livré avec un ventirad, mais mieux vaut en monter un plus costaud)
  • Mémoire : Corsair Vengeance LPX 16Go (2x8Go) DDR4 3000MHz

Mon REX (c’est pas un chien , mais mon Retour d’EXpérience) :

  1. ne pas récupérer le bloc alimentation. Mon ancienne config avait un énorme faisceau de câbles sans indication. Les quelques vidéos que j’ai regardé m’ont montré que les faisceaux ( je ne suis pas certain du terme, mais du bloc alim sort un gros paquets de câbles chacun avec des prises servant à alimenter en électricité chaque élément de la configuration. C’est ça que j’appelle faisceau) modernes sont mieux foutus, moins gros et chaque prise y est nommée.
  2. bien lire et suivre la documentation de la carte-mère.
  3. faire le montage dans une pièce très bien éclairée.
  4. certains éléments de la carte-mère sont vraiment très petits, j’ai du prendre mes lunettes de lecture pour m’en sortir. Se munir d’une loupe pour bien pouvoir lire les détails et d’une lampe de petite taille qui se faufilera partout.
  5. acheter un stock de patience et pas mal de délicatesse, par exemple pour installer le processeur ou pour enficher certaines prises sans endommager les pin, ou encore pour ne pas tout massacrer lorsqu’on appuie sur le bouton ON et qu’il ne se passe absolument rien….
  6. penser à mettre à jour les pilotes au redémarrage avant tout autre chose.

Attendre d’avoir soixante six balais pour monter mon premier PC, finalement, ça me fait bien marrer !!

Came Ambert

Mon dealer vend un nouveau produit qu’on peut manger, griller mais pas fumer, connu pour délivrer un parfum avec du caractère que certains ne supportent pas, mais que les autres adorent. Je lui demande d’où ça vient. Il me dit en chuchotant, je peux pas, tout ce que je peux te dire c’est qu’on y fabrique aussi un délicieux fromage, la fourme.

Bon mec, t’en prends de mes cames Ambert

Dans la grande série des à peu près !

Sites à fuir Infox / Intox / Réinformation

Sites à fuir Infox / Intox / Réinformation

Nos réseaux sociaux sont quotidiennement pollués par de fausses informations que le vulgus credulus se complait à re-poster sans vérification aucune pour peu que cela flatte ses croyances. Certains en arrivent à re-poster des infox complètement à l’opposé de leur sensibilité parce que l’infox a su toucher une haine commune. C’est du grand n’importe quoi. Pour un petit raffraichissement sur les notions allez voir mon petit lexique (¹)

La toile est la proie d’organisations extrêmistes, complotistes, politiques, françaises ou non, privées ou d’état. Leur but ? Affaiblir la France, faire exploser l’Europe, détruire la diversité culturelle, cristalliser les revanchards, suprémacistes ou autres….

Face à cela, les services de checknews des médias, créés depuis trois ans (oui, c’est récent) font un énorme travail que nous pouvons saluer et remercier. Mais hélàs trop peu d’utilisateurs de réseaux sociaux prennent le temps de vérifier avant de re-poster (Le besoin d’exister par le fait de poster doit être plus fort que celui de contrôler le contenu de ce que l’on poste). Il faut aux services de checknews un minimum de temps pour traiter un sujet avant de le déclarer une news comme étant nocive, et ils ne peuvent pas tout traiter non plus.

Je ne prétends pas faire mieux qu’eux, loin de là, ni autant ni même aussi bien d’ailleurs. Mais la profusion des désinformations et le constat que mes amis et moi, qui ne sommes pas des lapins de sept jours, se font avoir, me font vraiment gerber et m’inciteraient à me retirer des réseaux sociaux, s’il n’y existait pas des personnes auxquelles je suis fortement attachées et que je ne lâcherai pas.

Du coup, pour ne pas subir sans agir, je me décide à lister tout site que je trouverai suspect. Je ne vise pas l’exhaustivité, mais juste une petite contribution pour rendre le monde moins sale.

Vous pouvez m’aider :

  • En cas de doute, ne pas re-poster.
  • Avant de re-poster, utiliser les sites de vérifications d’informations (²)
  • Transmettez-moi les hoax et autres saloperies qui circulent, sachant que je ne m’intéressai qu’au site émetteur à ajouter à la liste.

Sites identifiés comme sources non fiables

République 5 : Site de désinformation. Visiblement russe.

Planète360 : Blog français de repost d’articles de vrais journaux ou d’infox.

CSGlobe : Site de repost classé conspirationsite et pseudo-scientifique. Ne publie rien depuis septembre 2018.

 

(¹) Petit lexique

Infox : Fausse information (fake news en anglais, mot souvent utilisé par un spécialiste américain de la chose)

Intox : Technique de déstabilisation d’un adversaire en lui fournissant de fausses informations

Hoax : Information fausse, périmée ou invérifiable propagée spontanément par les internautes. 

Désinformation : Action de désinformer, diffuser par les médias des informations délibérément erronées ou orientées.

Réinformation : Manière d’appeler la désinformation dans les milieux d’extrême-droite. Le principe est simple : discréditer les journalistes professionnels et faire gober n’importe quoi au crédule en lui affirmant produire de la vraie info et pas celle de journalistes riches, corrompus, profiteurs, etc…. 

Résumé : La désinformation et sa soeur la  réinformation utilisent l’intox en diffusant des infox qui deviennent des hoax. C’est clair maintenant ?

(²) Sites de vérifications d’informations

Libération : Checknews  Il est possible de leur soumettre des infos à vérifier

Le Monde : Décodex Il est possible de vérifier si un site est louche ou pas.

AFP : Factuel 

France24 : Les observateurs 

Hoaxbuster: Agrégateur de sites de vérifications d »informations et d’arnaques sur internet.

Autres

Mes autres articles concernant les réseaux sociaux : https://mauxetcris.com/tag/reseaux-sociaux/