Billet double confinement – semaine 6

Billet double confinement – semaine 6

21/4/2020

Je te fiche mon billet en l’air…

Il y en a partout, dans chaque village. Au-delà de nos frontières, peut-on encore parler ainsi aujourd’hui, dans toute l’Europe occidentale. Ils sont en l’air, hors de portée. Souvent noirs, parfois colorés. Parfois fixes, parfois esclaves du vent, ils nous en donnent alors la direction. Ces coqs qui surplombent nos clochers sont si familiers.

C’est lui le premier qui voit la lumière du soleil. Il le crie haut et fort. Certains sont déréglés, trop pressés, des coqueriquateurs précoces dirait-on, vous réveillent en pleine nuit. D’autres coquelinent en journée. Toujours le bel emplumé se dandine autour de ses poules. Malheur à celui qui voudrait corrompre l’équilibre de sa basse-cour.

Du coq, nous avons fait l’un de nos emblèmes, quand nos voisins ont choisi un lion, un aigle, un taureau ou un loup. Nos voisins latins se sont amusés du mot « Gallus » qui veut autant dire coq que le Gaulois. Le caractère orgueilleux de l’animal collait bien avec celui de notre peuple, toujours prêt à donner des leçons aux autres, leçons qu’il exècre à s’appliquer à lui-même. Quelques sarcastiques s’amuseraient même à dire que nous avons pris le coq comme emblème parce que c’est le seul animal à chanter les pieds dans la merde.

Tu reconnaîtras tout de même qu’il n’est pas très glorieux d’avoir gardé cette volaille comme emblème. Je sais bien que d’autres ont un poireau ou une feuille d’érable, mais notre coq est tout de même assez misérable. Pourtant nous y sommes très attachés. Je me suis interrogé sur ce qui pourrait le remplacer. Quelque chose qui nous représente spécifiquement, que l’on aurait et pas les autres.

Le vin ? On est bien loin d’être les seuls et certains en font même du très bon. Nous avons l’avantage de la diversité et l’historique.

Le fromage ? Là d’accord, on est champion du monde par la puissance et la diversité de l’offre.

Le mauvais caractère ? La Fonction Publique ? Les Impôts élevés ? Les gilets jaunes ? Les conducteurs qui se curent les narines ? Les ronds-points ? On est très bons dans tous ces domaines, mais il n’a jamais été prouvé qu’on nous les enviât.

J’ai donc longuement délibéré avec moi-même. Nous eûmes de vives discussions, pouvant devenir enragées. Trois fois je quittais la table, excédé. Trois fois, j’ai bondi de ma chaise pour me récupérer afin de poursuivre le débat. Ceux qui me connaissent savent que je suis plutôt diplomate, plus négociateur qu’enclin à imposer ma loi ou me la faire imposer si cela heurte mes valeurs. On me dit sage et serein.

Il me restait trois choses : le vin, le fromage et l’impossibilité de trancher en faveur de l’un ou de l’autre, les deux étant les fondements de nos conviviaux repas.

Finalement, désireux de sortir par le haut de cette situation tendue, je trouvais un accord avec moi-même et décidais de réintégrer le coq à sa place de titulaire, ce qui ne manquera pas de flatter ainsi la masse des électeurs attachés aux valeurs traditionnelles. Ma gourmandise refusait de se taire. Et nous voilà avec un bon coq au vin accompagné de pommes de terre, légume délicieux, populaire et néanmoins transnational s’il en est, suivi par un beau plateau de fromage. Le tout, coq et nous, copieusement arrosé par un bon Pinot noir de Bourgogne.

Apaisé, je suis fier d’avoir ainsi contribué à la mise en place du nouvel emblème de la France.

Françaises, Français et tous les autres, bonne journée !

 

22/4/2020

Je te fiche mon billet en panne…

Il y a des jours comme ça…vidé, pas l’ombre d’une idée et du coton dans la tête, incapable de produire un billet, ou quoi que ce soit. Il est plus sage de me retirer sur la pointe des pieds pour laisser la place au beau texte « Les séparés » de Marceline Desbordes-Valmore, qui illustre à la fois ma situation et un peu le thème du confinement.

 

N’écris pas. Je suis triste, et je voudrais m’éteindre.

Les beaux étés sans toi, c’est la nuit sans flambeau.

J’ai refermé mes bras qui ne peuvent t’atteindre,

Et frapper à mon cœur, c’est frapper au tombeau.

N’écris pas !

 

N’écris pas. N’apprenons qu’à mourir à nous-mêmes,

Ne demande qu’à Dieu… qu’à toi, si je t’aimais !

Au fond de ton absence écouter que tu m’aimes,

C’est entendre le ciel sans y monter jamais.

N’écris pas !

 

N’écris pas. Je te crains ; j’ai peur de ma mémoire ;

Elle a gardé ta voix qui m’appelle souvent.

Ne montre pas l’eau vive à qui ne peut la boire.

Une chère écriture est un portrait vivant.

N’écris pas !

 

N’écris pas ces deux mots que je n’ose plus lire :

Il semble que ta voix les répand sur mon cœur ;

Que je les vois brûler à travers ton sourire ;

Il semble qu’un baiser les empreint sur mon cœur.

N’écris pas !

 

Ecoutez ce qu’en ont fait Julien Clerc et Benjamin Biolay.

Je reviens demain avec plus d’écrits. Bonne journée ami(e)s hors de portée.

 

 

23/4/2020

Je te fiche mon billet à -37,63$

C’est comme un retour après des vacances, des retrouvailles avec des amis absents depuis longtemps. Je suis bien content d’être de nouveau avec toi. La solitude commençait à me peser.

Il fait sacrément beau aujourd’hui ici, le temps idéal pour se promener un dimanche après-midi. J’entends déjà tes remarques, toi qui télétravaille en clapotant comme un(e) forcené(e) sur ton clavier, nous ne sommes pas dimanche. Selon les organisations syndicales nous serions mercredi, mais selon moi et ma police personnelle, nous sommes dimanche. En tout cas il fait beau et tout à l’heure nous irons peut-être nous balader, dument munis de l’attestation qui va bien.

Une nouvelle est tombée hier, très révélatrice à mon avis. Le baril de pétrole américain est tombé en dessous de zéro lundi 20 avril à la bourse de New-York. Voilà une ressource limitée dont la finitude devrait inciter à s’en passer. Ce n’est pas le sens pris, et l’on sent bien que l’humain va pressurer sa terre comme une éponge pour en extirper jusqu’au dernier litre. Quitte à utiliser la décriée et dévastatrice fracturation hydraulique et le forage horizontal.

Le prix baisse. Pour nous autres, ce pourrait être intéressant, mais hélas lorsque nous faisons notre plein, nous achetons près de 60% de taxes. Au passage, sais-tu que nous payons la TICPE (Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques), de la TVA sur la TICPE, et de la TVA sur l’ensemble (produit et TICPE). Accroche-toi, c’est après que ça devient intéressant.

Tu as déjà noté que l’on payait de la taxe sur de la taxe. Conceptuellement, c’est malaisé d’imaginer payer une taxe sur la valeur ajoutée d’une taxe. Mais déjà, pourquoi faut-il taxer le fait d’ajouter de la valeur à quelque chose. Le fait d’ajouter de la valeur à quelque chose devrait être récompensé, pas puni. Du coup, comprendre l’empilement est illusoire.

Pour du SP95, on paye 63% de taxes et pour le diesel, désolé si j’utilise encore ce terme désuet, on paye 57%. Pourquoi moins de taxe sur le diesel ? Il est un peu moins couteux de raffiner du diesel que de l’essence. Mais il y a sans doute d’autres raisons…

Bref, si le prix baisse un peu à la pompe, c’est parce que l’Arabie Saoudite a décidé d’augmenter sa production et faire ainsi baisser le prix du pétrole. Deux cibles : la Russie, qui refuse un accord pour baisser le prix du pétrole, car elle a besoin de ces revenus pétroliers et gaziers et les USA avec leur pétrole issu de la fracturation hydraulique.

Nous avons donc un afflux de baril de pétrole que plus aucun opérateur ne peut physiquement stocker. Si le cours du baril est passé dans le négatif, à -37,63$, c’est juste parce que les opérateurs veulent déstocker.

On voit bien l’écart entre nos préoccupations quotidiennes, celles des opérateurs techniques et celles de la bourse. Comme dirait Fabrice Lucchini « C’est énooorme ! ».

Dans une époque numérique sur-connectée, ce monde est décidément de plus en plus déconnecté des valeurs humaines, celles qui nous permettent de cohabiter avec bonheur.

Attendons-nous à des temps rudes mes ami(e)s. En attendant, bonne journée !

 

24/4/2020

Je te fiche mon billet d’espoir…

Comme toute chose comporte contraintes et avantages, le confinement nous prive de liberté, a des conséquences graves pour certain(e)s qui ne peuvent plus exercer leur métier, contraint certain(e)s à des proximités parfois désastreuses. Mais il nous offre des espaces de liberté

Habituellement, nous sommes ballottés dans un incessant carrousel de sollicitations, mail, téléphone, tchat, collègues qui passent discuter, viennent te prendre du temps ou pire, te refiler leur boulot en douce, mine de rien. Le télétravail change la donne en limitant les entrants et nous offrant la capacité de nous concentrer plus sur les tâches à accomplir.

Tout cela est de la fiction pour les personnes à la retraite comme votre serviteur. Mais ma mémoire fonctionne encore…

Dans d’autres sphères, les artistes, privés de scène et d’enregistrement, tentent de répondre en organisant des vidéo live depuis chez eux. Ils nous offrent de la musique sans chichi, sans lumière, sans la distanciation qu’une scène impose. Ils sont dans leur salon, dans leur cuisine, dans leur salle de bain.

Il y a une simplicité, un dépouillement dont nous n’avons pas l’habitude. Parfois une certaine maladresse, quand l’image diffusée est verticale au lieu d’être horizontale (mon fils parlerait d’image horizonticale), ou quand l’accompagnement n’est pas aussi riche qu’on voudrait. Certain se révèle, et l’on découvre que tel chanteur est aussi un excellent guitariste, à notre totale surprise. On ne voit finalement qu’une bonne volonté et on ressent une proximité inhabituelle. L’émotion est souvent au rendez-vous. Aussi par la gêne de l’artiste qui se met à nu sans artifice.

On pardonne aisément les petits plantages quand il y en a. On découvre que la compagne d’un musicien que l’on suit, chante également très joliment. Elle n’a pas l’habitude de se produire et oublie de penser au son, en cherchant son amoureux du regard plus que le micro du téléphone. Du coup, sa voix est loin derrière la guitare. Mais la chanson, musique de lui et paroles d’elle, est une douce mélodie et l’exercice très touchant. C’est ce que l’on retiendra.

Ce sont des moments vrais, des petits bonheurs, de l’humanité volé au moment difficile que nous traversons. Une autre fois, je regarde mon amie Lyonnaise Vanessa di Mauro qui nous diffuse un spécial Beatles depuis sa salle de bain. Elle chante Let it be, Yesterday, Get back et Imagine. C’est beau, c’est chouette, tout le monde laisse un petit mot gentil. Un moment super agréable, bon enfant. La vie quoi…

Je vous incite à regarder ces vidéos live. C’est de la musique vraiment vivante.

On sous-estime la force de vie et l’espoir qui nichent à l’intérieur de nous. Ce sont des super héros, sacrément durs à cuire, et il faudra plus d’un virus pour en venir à bout.

Mes ami(e)s, cultivons l’espoir, la culture et la liberté !

25/4/2020

Je te fiche mon billet apprend un nouveau mot…

Mon ami Ludovic m’a fourni le sujet de mon billet en publiant « l’ultracrepidarianisme, je ne sais pas ce que c’est mais je suis contre ! ». Là, je sens que nous suis en train de te perdre. Reste un peu, je vais t’expliquer. Ça va te plaire, tu vas retrouver tout un tas de ces comportements irritants qui font l’actualité et en même temps, notre désolation.

L’époque est idéale pour le déploiement de cette discipline, je choisi ce mot exprès, vous comprendrez plus loin. Les politiques donnent leur avis sur la manière de soigner le Covid-19, les médecins donnent leur avis sur le sport, les sportifs donnent leur avis sur la météo, les météorologues…. Vous avez compris, l’ultracrepidarianisme c’est le comportement de ceux qui donnent leur avis alors qu’ils n’ont pas la connaissance ou la compétence du sujet.

Ouf ! Finalement c’est aisé à comprendre. Je reviens sur le mot discipline choisi plus haut. Le mot viendrait de Pline l’ancien (23 à 79 après JC) relatant une remarque d’un cordonnier sur une toile du peintre grec Apelle (4ème siècle avant JC, dont aucune toile n’existerait à ce jour). Ça ne vous fait pas penser à des phrases entendues comparant la peinture de Picasso avec ce que pourrait faire un enfant ?

Les interventions récentes de tout un chacun sur les bienfaits de la chloroquine sont des exemples parfaits de l’ultracrepidarianisme. Ça y est j’arrive à l’écrire sans me planter. Pour ce qui de le prononcer, c’est une autre histoire. Je devrais peut-être essayer avec des cailloux dans la bouche ou en mordant un crayon….

J’ai croisé pas mal de personnes qui le pratiquaient lorsqu’ils voulaient m’apprendre mon métier, alors qu’ils l’avaient utilisé mais sans le pratiquer, donc sans en connaître les vrais enjeux. Ceux-là il faut savoir leur répondre, les rassurer, mais surtout ne pas tenter de leur faire comprendre, la cause est perdue d’avance. Sans faire le parallèle avec la phrase de Michel Audiard « Je ne parle pas aux cons, ça les instruits » bien entendu…

Le plus récent et plus connu des exemples provient d’un familier du stéréotype, fervent utilisateur d’UV et porteur d’une célèbre mèche jaune. Il a récemment « suggéré des injections de désinfectant dans les poumons, arguant que ce produit pouvait «mettre K.O le virus en une minute». » (Dixit Le figaro le 24/4/2020). Il ajoutait « Il faudra sûrement faire appel à des médecins pour ça, mais ça me paraît intéressant comme idée ». Et il ajoute «Peut-être qu’on peut, peut-être qu’on ne peut pas. Je ne sais pas. Je ne suis pas docteur. ». Comme dirait Coluche « Quand on n’a rien à dire, vaut mieux fermer sa gueule ! ».

Il y a des domaines où nous avons tout intérêt à rester dans nos prés carrés, comme le disait clairement Desproges « Il vaut mieux se taire et passer pour un con plutôt que de parler et de ne laisser aucun doute sur le sujet. ». Sur ce, je me tais. Je ne voudrais pas me faire taxer d’ultracrepidarianisme.

Bonne journée vous tou(te)s.

26/4/2020

Le billet quotidien prend du repos. Je reviens dans quelques jours.

 

27/4/2020

Le petit billet poursuit sa grève…

Je ne continue pas sur la grève mais bien dans mon mouvement de grève. Enfin je rigole, car il s’agit plus d’un non-mouvement de grève. A part les allers et retours que vous êtes en droit d’imaginer, je suis d’une immobilité frôlant l’insolence. Pour vous donner un exemple, lorsque j’attrape mon verre sur la table basse j’ai l’impression de faire un geste inhabituel, une prise de risque quasi-aventurière.

Le seul côté positif que je peux trouver à la situation est que je n’ai pas rechargé ma tablette depuis trois jours et qu’il me reste 27% de batterie. C’est surtout que je m’en suis libéré. Pas certain que cela soit pérenne…

Je vais contacter le labo à qui j’ai confié un peu de mes productions liquides. Ensuite je devrais contacter mon médecin. Fait-elle de la télé médecine ? Travaille-t-elle ?

Le labo donne les résultats par internet. Une fois de plus c’est le copain Escherichia coli qui est venu me casser les pieds. J’appelle mon MG. On prend mon numéro de téléphone et on me rappelle. La télémédecine m’éviterait de me déplacer. J’espère…

Bonne journée

 

 

Billet du 18 avril 2020

Billet du 18 avril 2020

Je te fiche mon billet que j’écoute une merveille …

Du Coltrane arrangé par Christophe Dal Sasso avec l’aide de Lionel Belmondo et joué par un big band de folie.

Se frotter à John Coltrane et son album mythique c’est chaud comme la braise, un peu comme monter l’Everest en tongue, aller surfer Nazaré la clope au bec avec la perche à selfie dans l’autre main. Attend, j’en ai une autre. Ou comme aller boxer Tyson et commencer par lui administrer un traitement à base de coup de pied dans les couilles. Je ne suis pas très sûr de l’image, pourvu que Tyson ne lise pas le Français, sinon c’est direct l’ISS, déguisé en Thomas Pesquet.

Pour résumer, se frotter à Coltrane c’est un truc qui peut t’envoyer directement et pour longtemps dans les geôles des gardiens de l’orthodoxie Coltranienne. C’est là que je suis comme un con, c’est ultra jouissif à écouter mais je ne suis pas vraiment armé pour le décrire. Ce billet se veut être juste une déclaration d’amour. Pas plus.

L’harmonie du quartet est là, multipliée, magnifiée et jamais trahie. Les arrangements sont riches et variés, les interventions développées. Coltrane est dans chaque note de chaque accord et dans chaque ligne mélodique. D’ailleurs Libération ne s’y est pas trompé : «« Mon Dieu, quelle merveille de prestation ! John Coltrane méritait que son chef-d’œuvre A Love Supreme (1964) soit revisité avec panache. (…) L’interprétation en grande formation impulse une dimension nouvelle à la carrure de Coltrane. Si ce dernier avait pu assister à cette version valorisante de son œuvre, il aurait certainement applaudi avec le public enivré… A tout rompre. Pendant dix minutes. » — Bruno Pfeiffer »

Je m’autorise un exemple. Prenons la fin de Resolution par Coltrane, après la dernière exposition du thème par Coltrane. Elvin Jones fait un roulement sur la caisse claire en augmentant le volume, laisse une petite dépression, comme un tout petit trou d’air, glisse un pied, McCoy Tyner égrenne son accord et Garrison pose la note finale bien ronde qui résout et nous redépose au sol.

Dans la version Belmondo / Dal Sasso, le roulement de batterie se transforme en solo de batterie qui ferme seul le morceau. On se dit que c’est vraiment différent. Oui, mais c’est là que l’arrangement par le duo et le traitement par les instrumentistes est remarquable. Du début à la fin, l’esprit de Coltrane est présent, sans cesse respecté. Les chorus sont éminemment Coltraniens, dans la recherche systématique d’au-delà, un besoin de pousser les limites de son savoir, mais la mélodie et le chant Coltranien restent toujours présents, guidant de part et d’autre les musiciens aventuriers mais immensément respectueux.

Tous ces musiciens listés ci-après sont merveilleux. Ecoutez-les. Un jour, lorsque ce confinement ne sera plus qu’un souvenir, allez les voir jouer sur scène, c’est là que tout se passe.

Line-up : Stéphane Belmondo, Erick Poirier, Laurent Agnès (trompette), Merrill Jerome Edwards (trombone), François Christin (cor), Bastien Stil (tuba), Dominique Mandin (sax alto), Lionel Belmondo, Sophie Alour, Guillaume Naturel (sax ténor, clarinette ou flûte), Laurent Fickelson (piano), Clovis Nicolas (contrebasse), Philippe Soirat ou Dre Pallemaerts (batterie), Christophe Dal Sasso (arrangement, direction), Allonymous (voix).

Line-up récupéré sur le site Jazz&People.

En préparant ce billet, je découvre que Lionel Belmondo, rencontré grâce à mon ami Cyril Rivette, merci mon cher Cyril, a entre autres enseigné au conservatoire du 9ème, le fameux conservatoire Nadia et Lilly Boulanger. Coïncidence ! Après avoir travaillé la guitare avec le merveilleux Michel Perez, et l’harmonie avec le regretté Bernard Maury, j’ai suivi ce dernier lorsqu’il a créé le Département Jazz au Conservatoire Nadia et Lilly Boulanger en 1994 et 95. Plus tard, Bernard Maury participera à la création de la Bill Evans Piano Academy. Dans ce cadre je me souviens d’une fabuleuse master-class de Michel Petrucciani, de l’humanité et de l’humour dont il avait fait preuve vis-à-vis des élèves, dont certains étaient déjà très accomplis.

Christophe Dal Sasso m’a fait le plaisir de me permettre d’assister à la captation de « The Palmer Suite », une création commandée par le fameux Chateau Palmer, éminent Margaux, 3ème grand cru au classement de 1855, encore grâce à l’entremise de mon ami Cyril.

Mes ami(e)s écoutez de la belle musique. Elle vous recentrera l’âme et fera disparaître quelques temps la lourdeur du présent confinement. Pensez à ces musiciens qui ne peuvent pas travailler en ce moment, comme au personnel de santé qui, à l’inverse, est sollicité à 300%.

Ecouter l’album sur Deezer