Sound processing

3:53 du mat. Suis éjecté de mon lit par ce rêve.

Je suis jeune, avec un copain du même âge dans la maison de mes parents. Mon père, décédé depuis vingt cinq, est là dans une autre pièce, ma soeur est également présente mais dans une pièce plus proche. Maman n’est pas présente.

Le copain ne sait pas répondre aux questions pourtant simples de mon père, qui devient vite ironique. J’essaye de l’aider mais en vain…

Changement d’époque, de décor et de personnages.

Je me trouve dans une pièce assez minable, genre planque de petit dealer d’il y a trente ans, avec un black que je ne connais pas et un mec de ma boîte de quand je travaillais et que je connais bien. On fume un pétard, moi qui ne fume plus depuis vingt deux ans et n’en éprouve plus l’envie.

Le black ne dit rien mais l’autre me raconte comment il est parti vivre dans le sud, où il y a des grands arbres qui plient sans rompre pour calmer les ardeurs du Mistral. C’est le Vaucluse. On discute pour savoir de quel essence sont ces grands arbres. Ce sont des sapins, non des ifs, non des cyprès…

Un étui mou de guitare est mis dans mes mains. L’étui est anonyme et ne donne pas d’indication sur la gratte. Je trouve le zip, sort une solid body avec une forme à tendance ovoïde, de marque B&G, ce qui impossible après vérification, B&G ne produisant pas de guitare de ce type.

J’aurais préféré une Telecaster, mais bon. Je joue quelques notes sous l’oeil scrutateur et inquiet des deux autres, comme si je passais un examen. Je les vois qui se détendent.

Je leur demande ce qu’ils veulent. Le black me dit qu’ils cherchent une musique pour le « traitement processif » de ma boite.

« Euh, vous entendez quoi par traitement processif exactement ? »

Le collègue : « Le site du groupe peut être mis à jour par quatre personnes identifiées. Elles souhaitent pouvoir mettre à jour depuis n’importe où, même sans accès au réseau de l’entreprise »

…. et c’est à peu près là que je me retrouve assis dans mon lit à 3:53 du mat.

En rédigeant, je me dis que les sauts dans le temps sont dus à un texte que j’écris par ailleurs et qui survole une partie de ma vie.

La partie du début pourrait être due au coup de fil avec Anne, ma soeur, que nous avons eu cet après-midi et pendant lequel nous avons parlé de la maison de notre jeunesse.

L’histoire de la musique pourrait venir d’une recherche de musique auquel j’avais procédé auprès d’un ami Lyonnais, excellent guitariste et néanmoins patron d’une boîte spécialisée dans l’identité sonore. Il s’agissait de la musique d’attente pour le support groupe que je montais. Eric, si tu me lis, je t’embrasse. Les sons proposés étaient très bons, mais j’ai été coupé dans mon élan, l’équipe de communication interne étant aussi sur le sujet, ce que j’ignorais.

Le reste, c’est le mystère de nos rêves, auquel nous portons toujours un regard étonné, et c’est très bien comme ça.

Voilà, une heure après, exactement je vous livre ce rêve.

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