Faire sa baguette de pain

Faire sa baguette de pain

Il s’agit de faire une baguette de pain blanc avec de la levure boulangère. Le pain au levain ou avec des farines différentes, c’est une autre histoire !!

Pour une belle baguette :

250 g farine T55

Un sachet de levure boulangère

Mélanger doucement avec une cuillère en bois

185 g d’eau à 35°C

Mélanger et travailler la pâte 5 bonne minutes (*)

Ajouter 6 g de sel

Phase de pétrissage oxygéner + étirer pendant 5 mn (*)

Former une boule

Recouvrir par un torchon humide sans toucher

Laisser lever pendant 1 h selon la température de la pièce. Si la température est fraiche, mettre près d’un radiateur.

Saupoudrer le plan de travail

Avec une spatule décoller délicatement la boule pour la faire descendre sur le plan de travail

Saupoudrer légèrement

Travailler un peu la retourner (*)

Ecarter et rouler le pâton

Poser sur la gouttière et laisser lever la clé en haut pendant une heure (la dernière fois le temps de chauffe du four a été suffisant)

Préchauffage du four à 250 degrés avec le lèche-frite vide en bas et plus haut la plaque ou la pierre à pizza. (Pour mon four fonction pizza)

Mettre de la semoule très fine sur la planche

Faire rouler la baguette sur la planche, elle a maintenant la clé en-dessous.

Grigner la baguette (*)

Faire glisser sur la plaque ou la pierre (Attention c’est le plus délicat !!) il ne faut pas que la baguette roule

Verser un demi-verre d’eau bouillante sur la lèchefrite et fermer le four

Les opérations « ouvrir le four », « faire glisser le pâton de baguette », « verser l’eau » et « refermer le four » doivent se faire vite.

Cuire 10 minutes à 230 degrés, puis 15 minutes à 210 degrés (Adapter en fonction de son four. Pour mon four fonction rôtissoire). Encore 5 mn après avoir retourné le pain.

Ne pas ouvrir le four avant 25. Si ce n’est pas assez cuit, laissez un peu plus.

Sortez la baguette et posez-la sur une grille pour qu’elle refroidisse.

Bon appétit !

(*) : Fouillez sur Youtube pour voir les tours de main, par exemple comment grigner ou pour manipuler la pâte. Cette recette est simple, vous pourrez en trouver des plus complexes, mais je ne vous les conseillerai pas…

Ingrédients pour une baguette :

  • 250 g de farine T55
  • 1 sachet de levure boulangère
  • 185 g d’eau
  • 6 g de sel
  • de l’amour, beaucoup d’amour

Likez mes textes sur le blog WordPress mauxetcris, sur son clone facebook, page mauxetcris ou sur twitter

Désir (dernier jour)

Belle Euterpe en ses desseins m’avait ébloui

Après sa lire dardaient grassement ses deux seins

Ses hanches dessinaient d’étranges ellipses

Captivant mes yeux et gelant mes synapses

Sa chose suis devenu, elle me disait viens

Les mots si tôt entendus, j’étais là tout nu

C’était ma seule place, celle d’une grande joie

D’être l’élu, celui qui pourfendait son âme

La mienne ailleurs m’avait emmené

D’infimes détails hébergeant le diable

Ecartaient irrésistiblement la passion

Morte devenue et depuis incessamment

L’ivresse m’accompagne à l’orée de ses lèvres

Sa langue joue et tangue à l’aplomb de ma vie

Bacchus, ma compagne, tapisse sa mangue

Tapie au bout de sa jouissance,elle exulte,

Tremble en sa petite mort, belle indécente.

Désir (j+3)

Belle Euterpe en ses desseins m’avait ébloui

Après sa lire dardaient grassement ses deux seins

Ses hanches dessinaient d’étranges ellipses

Captivant mes yeux et gelant mes synapses

Sa chose suis devenu, elle me disait viens

Les mots si tôt entendus, j’étais là tout nu

C’était ma seule place, celle d’une grande joie

D’être l’élu, celui qui pourfendait son âme

L’ivresse m’accompagne à l’orée de ses lèvres

Sa langue joue et tangue à l’aplomb de ma vie

Bacchus, ma compagne, tapisse sa mangue

Tapie au bout de sa jouissance,elle exulte,

Tremble en sa petite mort, belle indécente.

Désir (j+2)

Belle Euterpe en ses desseins m’avait ébloui

Après sa lire dardaient grassement ses deux seins

Ses hanches dessinaient d’étranges ellipses

Captivant mes yeux et gelant mes synapses

L’ivresse m’accompagne à l’orée de ses lèvres

Sa langue joue et tangue à l’aplomb de ma vie

Bacchus, ma compagne, tapisse sa mangue

Tapie au bout de sa jouissance,elle exulte,

Tremble en sa petite mort, belle indécente.

L’arbre

L’arbre

Millénaire je suis. Ma tête tutoie le bleu et mes pieds s’enfoncent loin dans le sol. Je suis cramponné, campé, indestructible. De terribles tempêtes ont mis au sol nombre d’entre nous. Nous, les survivants, les invincibles, avons survécu assez longtemps pour voir nos frères allongés sur le sol attaqués par les insectes, la vermine. Ils font face longtemps, mais sucombent aux assauts incessants du temps et finissent par tomber en poussière. Je vois encore leurs ombres, leurs traces. Pour finir, il ne reste souvent qu’une trace de végétation différente, comme le souvenir de leur ombre. Nous avons une sacré mémoire…

Mes frères et moi, avec l’aide du vent, du temps et une opiniâtreté sans faille, avons replanté. La forêt dont je suis le pilier comble chaque trou. Du bout de mes pieds je sens mes frères grâce au réseau fongique autour de nos racines. Nous communiquons ainsi. Nombre d’ennemis tentent de nous affaiblir, mais les lunes passées nous ont donné des parades. Dès que mon frère est attaqué il m’informe, je l’aide à se défendre tout en augmentant mes protections. Si je suis attaqué, j’informe notre réseau social. Vous ne faites pas pareil ?

Nos racines fixent puissamment le sol. Ce faisant, nous évitons des innondations parfois ravageuses et protégeons la faune et la flore. Certains ont voulu priver les collines de cet ancrage, leur village n’y a pas survécu, emporté qu’il a été par des torrents de boue.

Nos frondaisons ne servent pas qu’à nous. Elles abritent nombre d’espèces, certaines font leurs maisons entre nos branches, parfois dans notre tronc. Toutes cohabitent avec nous. Nous nous entraidons. Il parait qu’un l’un de nos frères vit en Australie. Les humains (*) l’appellent eucalyptus. Des incendies monstrueux sont en train de les tuer, ainsi que de jolis petits animaux qui se nourissent de leurs feuilles. Les koalas, je crois que c’est leur nom, sont très menacés et pourraient disparaitre.

L’incendie, ça nous fait très peur, nous n’avons pas de défense contre cela, sauf dans les forêts primaires tropicales où nous arrivons à maintenir un taux d’humidité élevé. Il parait que la température de la planète augmente fortement et vite, par l’effet conjoint des cycles de notre planète,  qui aime tous les 10.000 ans souffler alternativement le chaud et le froid, et de l’activité humaine. Je ne sais pas ce que c’est les humains, mais je n’ai pas trop confiance. Trop de nos frères nous ont dit en avoir vu avant de disparaître à jamais.

Des bruits courrent les forêts que les humains – encore eux – cultivent des arbres et appellent ça des futaies (c’est eux qui ne le sont pas !). Pour eux cultiver c’est planter, faire pousser, puis au bout de quelques dizaines d’années, couic, on fait tout tomber. Evidemment, la végétation de ces futaies est réduite au minimum, elle pourrait gêner pour venir nous soigner et nous couper. Du coup, les futaies n’hébergent pas autant d’animaux que chez nous, dans les vraies forêts.

D’autres bruits, qu’il m’est impossible d’entendre, mon grume s’y refusant aveuglément, laisseraient à croire que des forêts entières seraient assassinées. Aucun arbre digne de ce nom n’y serait replanté, seules des essences produisant des trucs utiles aux humains auraient le droit d’exister. Une sorte d’assassination générale en fonction de ton essence. Aucune espèce digne de ce nom ne serait capable de pensées aussi destructrices.

Mais j’ai aussi entendu parler de villes, de pays, d’humains qui replantent des arbres pour recréer des forêts. Ceux-là ont compris nos vertus et se placent dans une compréhension globale des équilibres. Oui, nous capturons le CO2 et limitons le réchauffement climatique. Quand nous brulons, nous relachons le CO2 capturé et augmentons le réchauffement climatique. C’est simple à comprendre. Tu me plantes, tu prolonges ta vie, tu me brules, tu la diminues. Sans parler de toutes les vies animales liées à la mienne.

Humain, toi que je ne connais pas, ma vie d’arbre est entre tes mains. Tu vas faire quoi maintenant ? Tu continues à faire du pognon tout de suite ou tu veux vivre longtemps ?

(*) Humain : Selon les légendes chuchotées sur la canopée, ce serait une espèce d’animal capable du meilleur comme du pire. J’espère ne pas en croiser…

à lire

Photo : Régis Vignon