Michel Cymes

Michel Cymes

Il est un lieu que la prise d’un médicament anti-cancer m’oblige à fréquenter plus souvent que je le voudrais. J’aurais préféré qu’il m’emmenât vers d’autres va-et-vient, charnels, fluidiques et partageurs. Mais non, l’idiot me retourne les boyaux plus que les sens. L’idiot n’est pas le bon terme, il me sauve la vie en empêchant la tumeur de métastaser en réduisant la vascularisation dont elle se nourrit pour croître et se multiplier, la salope…

Le sujet n’est pas tellement là. Dans ce lieu, par moi assidûment fréquenté, nous disposons quelques lectures, petits livres drôles proposés par les enfants, des magazines d’histoire et le magazine Dr Good de Michel Cymes, notre bon docteur, qui répand et diffuse la connaissance médicale à de potentiels patients mais surtout à celles et ceux qui bénéficient d’une bonne santé et voudraient savoir comment la conserver.

C’est un challenge que de rester en bonne santé aujourd’hui, eu égard à la quantité de saloperies que l’on respire, que l’on boit ou que l’on mange. Le nombre de personnes atteintes de maladies est effrayant. Je suis plus sensible à celles atteintes d’un cancer. Peut-être m’y retrouve-je plus ? Une forme de solidarité, l’appartenance à une communauté, je n’en connais pas la raison. Que les personnes atteintes d’une autre pathologie ne me jettent pas de cailloux, je les respecte tout autant, mais les connais moins de l’intérieur. Pour les cailloux, sinon, j’aime bien les galets un peu torturés…

Hier, je découvrais qu’une amie auteure de textes et de chansons étaient dans cette même communauté. Précédemment nous avions échangé sans que jamais ce sujet ne fût évoqué. Elle était justement en pleine séance de chimio, je lui demandais si elle connaissait des gens en bonne santé, amené, comme je l’étais, à en douter sérieusement.

Bref, ce lieu fortement fréquenté dont je parlais plus haut, on s’y assoit plus ou moins fréquemment, pour ma part, comme indiqué plus avant, c’est avec une certaine assiduité dont je ne retire aucune fierté, soyez-en certains. Et lorsque je m’assieds, que vois-je ? La photo parle d’elle-même, l’oeil de Monsieur Michel Cymes, cet oeil interrogateur, moqueur et qui frise gentiment, m’accompagne en me fixant.

Je prends cela, bien entendu, non comme le signe d’une surveillance médicale ou comme le témoignage d’une coupable indiscrétion mais plutôt comme un accompagnement bienveillant.

Ce magazine a été maintes et maintes fois parcouru. Je peux vous donner les limites des catégories de tension : normal, modérée, légère, ça pue, trop tard… Je peux vous expliquer la différence entre le bicarbonate de soude, produit grossier limité à faire le ménage et le bicarbonate de sodium, produit affiné utilisable en cuisine. Je peux vous dire ce qui est bon pour vos reins, moi qui n’en ait plus qu’un. Je peux vous dire qu’il ne faut pas consommer de l’alcool car cela fait monter la tension, mais que deux pages après, l’alcool peut fait baisser la tension. Selon votre tension, lisez l’une ou l’autre… Je rigole !

J’aime ce magazine, comme j’aime Michel Cymes. J’aime ses prises de position et le rejoins sur certaines, sur les anti-vacc par exemple. J’ai aimé ses émissions et les fou-rires qu’il générait chez Marina Carrère d’Encausse. Evidemment je l’envie d’avoir pu réaliser des émissions avec Adriana Karembeu, tout en continuant d’exercer son métier premier.

Maintenant, si quelqu’un pouvait lui dire de regarder ailleurs lorsque je trône, cela m’arrangerait beaucoup, double lol, xptdr, ….

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