C’est ce qui m’attend bientôt.
Quoi, tu vas casser des cailloux ? Le bagne n’existe plus mon garçon… Reviens sur terre.
(Article garanti sans IA par son auteur, beaucoup plus humain, si si…)
Non, ce n’était pas un de ces rêves curieux que la nuit nous inflige parfois. Ceux dont on se réveille la gorge sèche et l’esprit en vrac. Je dois préciser que ce n’est pas moi qui vais casser des caillooouux au fond du bayooouu. Ce sont des chirurgiens. Et les cailloux se nichent dans ma vésicule et le canal du même nom. Et d’où qui viennent les cailloux, hein ? De ce satané cholestérol, fabriqué en excès par le foie, dont des cristaux en excès se regrouperaient sous forme de cailloux dans la vésicule.
Comme des retrouvailles de potes, en quelque sorte. Dans nos villes, quand il y a trop de regroupements, on envoie la police pour éviter de plus grands désordres. C’est un peu du même tonneau…
Cela se ferait par endoscopie. Au lieu de me faire une belle ouverture dans le bide (on me l’a ouvert trois fois, j’ai proposé aux chirurgiens de me poser une fermeture-éclair, histoire de faciliter les entrées-sorties…. en vain…), la police du corps va passer par ma bouche et envoyer une équipe de casseurs de cailloux jusqu’au dépôt. Et là, blam, blam et reblam, on casse les caillooouux au fond du bayooouu.
Voili, voilou. Cela se passera lundi 18 mai. J’espère une remise en route aisée. Et oui, j’ai des engagements. Un mois après, je suis sur une scène de théâtre. Je m’en voudrais de me faire remarquer par mon absence ou par des moyens plus limité que d’habitude. Déjà que j’articule peu et avec un faible volume, et tellement d’autres défauts… Du coup, j’ai du boulot pour faire honneur à la confiance que l’on m’accorde. Il serait préférable d’être en forme.
Demain matin à 10h00, je rencontre l’anesthésiste. Ensuite, je suis dans le flou, rien ne précisant si je reste jusqu’à l’opération de lundi ou si je rentre chez moi, vaquer à mes occupations. On verra bien sur place.
Pour adoucir tout cela je vous mets à disposition mon coup de cœur musical du jour. Un morceau de Sunhang Lee (dont je ne sais rien ….) joué par Antoine Boyer et Yeore Kim. J’admire ces deux artistes incroyables. Ils font montre ici d’une totale finesse ! L’Harmonica peut être un instrument envahissant, mais pas ici. Chaque musicien sert l’autre, l’accord entre les deux est parfait. J’adore !

De tout cœur avec toi…
Et des bisous
💗💗💗
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Merci pour cette belle musique. Bon courage à vous.
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