C’est dans une chanson de Claude Nougaro que figure cette interjection. Elle s’appelle « La Clé ». Je viens d’en trouver une, de ces fameuses clés.
Nous avons tous croisé des rêves récurrents dans lesquels on tourne en boucle sans jamais trouver la sortie. Il manque toujours un bout du scénario, celui qui donne la fameuse clé et permet de résoudre. Une fois la clé trouvée, on peut enfin ouvrir la porte qui donne accès au niveau suivante. L’image du jeu me vient en écrivant. C’est complètement cela. Confusément, je devine que la résolution du rêve donne un pouvoir. J’aimerais bien savoir lequel, d’ailleurs…
Ce rêve est vraiment l’histoire d’une clé. Celle de chez moi, impossible à retrouver et sans laquelle je n’ai d’autre solution qu’errer jusqu’au bout de la nuit, à faire des circuits insensés dans la grande ville me menant systématiquement dans une nouvelle impasse.
Noter la moquerie : il m’est impossible de trouver une simple clé alors que je suis très inventif en matière d’impasses. Si c’est pas du foutage de gueule ça, mon cher Sigmund ! Je dis ça, je dis rien…
A titre d’exemple, certaines fois me virent dans l’impossibilité de retrouver l’adresse (celle de ma boite aux lettres, avec la rue, un numéro, une ville) de chez moi.
D’autres fois, j’ai l’adresse postale, mais cette adresse se dérobe systématiquement devant moi. Vlan, une autre impasse.
Plus tard, je retrouve les adresses, postales et physiques. La maison – maison ou appartement, ce n’est qu’un détail – est là, porte ouverte aux quatre vents.
Il m’a fallu quelques temps pour imaginer que je puisse avoir un double de ma clé. Évidemment, il est chez moi, dont le n’ai pas la clé. C’est malin !
Notre cerveau est inventif. Je ne sais pas retrouver l’entièreté des scénarios – ne venez pas me reprendre avec votre « on dit scenarii », les deux sont possibles – certains faisant intervenir des gens, connus ou inconnus de moi.
Cette dernière nuit, achevée à trois heures du matin, en procédant avec logique – ne cherchez pas, c’est une option prise à la naissance, un peu comme un GPS de la pensée – j’ai pu localiser un papier de mon propriétaire sur lequel figure son numéro de téléphone.
Ça je l’avais déjà fait aussi. Mais le proprio passait pas mal de temps à me faire la morale. Il s’en est passé des nuits dans cette impasse.
Et puis un beau jour, ou peut-être une nuit, près d’un lac, je me suis endormi… non je déconne. Je reprends. Et bien cette nuit, j’ai passé ce stade, il m’a filé le double des clés et basta, finies les impasses.
Et me voilà, tout content d’avoir résolu un problème. Mais lequel ? Je viens de passer au niveau suivant, mais qu’est ce que j’ai résolu ? Le fait de ne pas savoir immédiatement ne m’interroge plus. C’est la surprise. Je le découvrirai plus tard.

Ton texte tournant autour d’une clé, me fait penser à un sketch que Raymond Devos aurait pu écrire. C’est ça! C’est comme un sketch.
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J’ai eu le plaisir de le voir sur scène. C’est un des plus beaux spectacles jamais vus. On connait son habilité à trouver des mots-ponts entre les histoires, les univers. Mais il y ajoute aussi une poésie de dingue.
J’ai en particulier souvenir d’un sketch, faible lumière, où il faisait des grosses bulles. Il les touchait. Elle explosait en musique. Je crois que c’était un métallophone qui chantait.
C’était beau ce gars qui faisait chanter des bulles.
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Je te souhaite un excellent mois de novembre.
Bise
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Merci. Je te souhaite également un chouette mois de novembre.
Belle journée,
Bises de Régis
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Je ne connaissais pas cette chanson de Georges Chelon, chanteur de mon adolescence 😉
Merci pour cette réflexion sur les rêves récurrents, c’est probablement qu’ils ont quelque chose d’existentiel.
Bon apm.
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Je ne la connaissais pas non plus. Mais une petite recherche Youtube a corrigé cela…
Merci pour ton commentaire Soizik et belle fin de journée.
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