Maux & Cris

Textes, Poèmes, Livres, Rêves et autres billevesées

Mon premier groupe s’appelait « Sans tambour ni trompette » car nous n’en avions pas. De même, cet article ne sera pas sage comme une image. Cette expression porte la stupidité de ceux qui ne verraient dans les images que des bouts de papier plus ou moins glacé.

L’image est une construction mentale que nous fabriquons à partir de pas grand chose, une manière de donner de l’existence à des trucs plutôt conceptuels dont on ne percevraient pas grand chose sinon.

Pourquoi vous entreprendre sur cette histoire d’image ? Lors d’un échange avec mon ami Philippe, avec qui je partage, certes un passé sombre dans la pharma tant décriée, mais surtout l’amour des guitares, du jazz et de l’écriture, m’est venu une question.

Et si la vertu du poème était de nous créer des images pour représenter ce qui est de l’ordre de l’indicible ? Pourquoi quelques mots dont l’assemblage semble parfois bizarre, incongru ou impossible, arrivent à nous toucher autant ?

Jean-Marie Faure – Solitude – https://www.flickr.com/photos/181695569@N08/

Tempère tes propos, jeune Emplumé ! Nous ne sommes pas forcément touchés par la poésie. D’aucuns y sont foutrement imperméables, pour qui la poésie est un truc pour jeunes ou pour insatisfaits notoires. En tout cas pas pour les gens normaux.

Certains ne supportent pas l’ambigüité, la demie-teinte, le clair-obscur. Ils se nourrissent de faits, de factuel, il leur faut de la substance avec une vraie densité. Éviter toute interprétation. Pour l’heure, je m’intéresse aux autres.

Revenons à nos images de moutons. La première image de moutons qui vient est celle d’enfants jouant à saute-mouton dans la cour de récréation. Souvenir d’enfance mais cela n’évoquera pas grand chose de plus.

La seconde sera celle du petit prince. Dessine-moi un mouton demande l’enfant. Saint-Exupéry lui en dessine trois, mais l’enfant n’est pas satisfait. Le dernier dessin sera une boîte. L’enfant est satisfait, le dessin est conforme à son image mentale. Il peut ainsi imaginer le mouton de son choix.

Jean-Marie Faure – Clair-obscur – https://www.flickr.com/photos/181695569@N08/

Saint-ex a tout dit sur le rapport entre poésie et image. La poésie agit en activant les propres images du lecteur. C’est peut-être pour cela que le souci du sens n’en est plus un. Des mots parlent à des images. C’est beau, c’est fabuleux.

Il y a un côté magique. C’est la rencontre entre l’imaginaire du poète et le référentiel d’images du lecteur. Je me plais à imaginer que cette rencontre est due au hasard. C’est ce qui parait le plus probable.

Mais lorsque je vous ai parlé du mouton, il y a de fortes chances pour que les images qui sont « montées » soient bien celles par moi évoquées. Et là, pfuit !, plus de hasard. Bienvenu dans le monde merveilleux de la manipulation mentale.

Cela fait carrément froid dans le dos d’imaginer l’utilisation que des esprits malins, et ils existent, pourraient faire de ce principe. Il se construiraient des banques d’images collectives, celles que le maximum de gens partagent, et les activeraient pour attirer les cibles dans ses filets.

Jean-Marie Faure – Brume de mer – https://www.flickr.com/photos/181695569@N08/

Laissons cela aux manipulateurs. Je continuerai mon ouvrage poétique innocent et essentiel. Si un jour vous voyez monter une image du mouton dans une boite en lisant un de mes poèmes, méfiez-vous, je pourrais fort bien être en train de vous manipuler.

En attendant, ne soyez surtout pas sage comme une image !

N.B. : il n’y a rien de scientifique dans cet article.


23 réflexions sur “Sage comme une image

  1. Pigraï Flair dit :

    🦉post;) La publicité est une « belle » manipulation et un exemple d’influenzia des esprits à des fins purement mercantiles. L’image produite pour un parfum, une bagnole de luxe nous fait rêver pour vider notre compte en banque et nous agraffer un crédit dans le dos.
    Par contre l’image d’un photographe comme celles que tu as mis dans l’article part d’une sensation, d’une émotion à un instant T. Elle nous transmet une ambiance particulière mais sans nous coller un paquet de truc à bouffer. J’aime la générosité de l’artiste qui crée des images ou des textes uniquement pour exprimer un ressenti ou un imaginaire. Acheter un livre ou une photo est dans ce cas un acte d’échange et d’adhésion à l’auteur et son univers.
    Merci Regis et bonne journée à toi
    Alan

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    1. Maux&Cris dit :

      Merci pour ton commentaire Alan.
      Je partage totalement. La publicité m’insupporte. Elle est le reflet d’une société de plus en plus bouffée par le pognon. Face à cela l’art, générateur d’image est tellement plus riche.
      Belle journée Alan,
      Régis

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    2. Angelique dit :

      J’ai un remède, tu balances ta télé à la déchetterie et tu viens avec moi en randonnée. Hier, dans le pré, des moutons en vrai 😘

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    3. Maux&Cris dit :

      Tu veux dire des vrais moutons, pas dans des boites ?
      J’adorerais venir marcher avec toi, mais mes pieds sont les pauvres victimes d’effets secondaires, qui font que je ne peux pas marcher aussi souvent et aussi longtemps que j’aimerais le faire.
      Fini les champignons, les balades éreintantes qui te laissent épuisé mais heureux en fin de journée.
      Merci beaucoup pour la proposition. 🙏😘
      La mise en hivernage s’est passé sans encombre ?

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    4. Angelique dit :

      Oui, oui, des vrais moutons.
      Tu as fait quoi avec tes pieds ?
      La mise en hivernage……….. fut particulièrement rock’n’roll. Je vais écrire quelques mots bien illustrés.
      Et si tes pieds ne veulent pas te porter, j’ai des chevaux 😉

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    5. Maux&Cris dit :

      Je ne fais pas grand chose avec mes pieds. Ils ont été longtemps de bons soldats, mais mon traitement anti-cancer les blesse. Ça va de la simple gêne, à une gêne telle que je ne peux pas marcher, avec parfois de grosses douleurs en prime. J’ai aussi des plaies aux pouces qui peuvent m’empêcher de jouer de la guitare.
      Les chevaux cela devrait aller, c’est comme une moto, en plus haut et moins bruyant. 😉

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    6. Angelique dit :

      Prends soin de toi

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    7. Roseleen dit :

      Oh mince je suis désolée d’apprendre celà, je te souhaite un bon rétablissement et de pouvoir bien vite pouvoir remarcher à ta guise et jouer à nouveau de la musique…
      Je suis totalement d’accord sur les images. Physiques ou mentales elles peuvent dire/faire/faire-dire/daire-fir😂 n’importe quoi et beaucoup en usent et abusent…belle soirée!

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    8. Maux&Cris dit :

      Ne t’inquiète pas Roseleen, Il y a des moments où je peux marcher et encore plus des moments où je peux prendre la guitare.

      Merci pour tes vœux de rétablissement. Jusque-là, les protocoles déployés n’ont pas permis de stopper définitivement le cancer. Le protocole est efficace en ce sens qu’il réduit la tumeur et la fait passer en dessous du seuil de détection. Cela me procure des périodes d’arrêt du traitement (la dernière était en février-mars de cette année). Mais à la sortie, la bête reprend forme.

      J’en tire plusieurs leçons :
      – Tant que de « meilleurs » protocoles ne sont pas plus efficaces, je prendrai celui-là,
      – Un arrêt du protocole doit avoir une durée suffisante pour faire disparaitre les effets secondaires, mais pas plus,
      – Le chirurgien et l’oncologue qui s’occupe de moi sont super. Et ça, je l’ai maintes et maintes fois constaté, le système hospitalier français est fabuleux et les personnes qui le font vivre sont merveilleux.

      Tout cela présente des zones pénibles, je n’en parle pas trop habituellement, mais surtout ne me voit pas comme un cancéreux, mais comme un homme normal qui a un cancer en plus. Ça change tout.

      Pour les images, oui je suis d’accord, on peut leur faire dire n’importe quoi, c’est comme les chiffres. Selon la manière d’en parler le même chiffre paraitra positif ou négatif.

      Exemple : la durée d’effet d’un vaccin est de 3 mois, c’est beaucoup (je l’ai entendu…) ou c’est vraiment très peu (comparé à ceux que l’on ne fait qu’une fois dans sa vie.

      Désolé d’avoir été aussi bavard et bonne soirée.

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    9. Roseleen dit :

      Pas de souci pour le bavardage !
      Je comprends tout à fait et partage ton avis sur la gestion d’une maladie, la façon de se percevoir, se protéger, des leçons à en tirer et aussi ton avis sur le système hospitalier français pourtant si décrié.
      Je travaille dans le médico-social, accompagne des gens qui gèrent des maladies chroniques, sur le versant de la réinsertion sociale et professionnelle, je vois parfaitement ce que tu veux dire.
      Oui les chiffres, tout pareil que les images. Rien ne vaut les mots !
      Belle soirée!

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    10. Maux&Cris dit :

      Chouette boulot qui doit aborder quelques satisfactions !

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  2. Photonanie dit :

    100 % d’accord avec toi. Dans le même ordre d’idée, j’ai rédigé un mémoire sur les cartes mentales càd ce que notre inconscient « imprime » dans notre mémoire comme images pour reconstituer un chemin parcouru. C’est drôle de voir comme nous sommes attentifs et retenons des choses différentes suivant notre personnalité, notre sensibilité, nos besoins aussi.
    Fais l’expérience avec un proche, c’est à la fois normal et étonnant parce que c’est vraiment inconscient.
    Les photos que tu as choisies sont vraiment très belles.
    Bonne journée.

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    1. Maux&Cris dit :

      Les manières de travailler qu’emprunte notre cerveau pour mémoriser, retrouver les informations, pour lire ou identifier un danger sont passionnantes. Ma mémoire ne cesse de me surprendre. Sa capacité à ne pas vouloir retrouver certains mots ou celle à faire remonter des souvenirs dont on se passerait bien est un mystère.
      Pour aller dans ton sens, tu prends un même événement et plusieurs personnes l’ayant vécu. Tu auras de fortes chances pour avoir plusieurs histoires, chacun retenant certains aspects en fonction de je ne sais pas trop quoi d’ailleurs…
      Les photos de Jean-Marie Faure sont très belles. J’ai mis le lien vers son profil Flickr dans les légendes. Il y en a plein d’autres tout aussi superbes.
      Merci pour ton commentaire et belle journée.
      Amitiés,
      Régis

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    2. Photonanie dit :

      C’était exactement la trame de mon mémoire: le même trajet effectué dans un bâtiment, sans pièges particuliers à mes yeux, par des valides et des personnes en chaise roulante 😉

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    3. Maux&Cris dit :

      Ah oui, c’est intéressant ça !
      Puis-je te demander quel était le domaine d’application de ton mémoire ?

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    4. Photonanie dit :

      Master en politique économique et sociale terminé l’année de mes 50 ans dans le cadre d’une reconversion professionnelle. J’avais opté pour un mémoire orienté sociologie en lien avec mon boulot de mobility manager. Je voulais, sans raison sentimentale personnelle juste par souci d’équité, que les PMR ne soient pas/plus discriminées dans leurs déplacements grâce à des aménagements raisonnables sur lesquels j’avais prise.
      Faut pas me lancer sur ce sujet parce que ça a été la grande passion de ma deuxième vie professionnelle et je deviens vite intarissable et emmerdeuse 😀

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    5. Maux&Cris dit :

      Alors là, chapeau bas ! J’ai dû aller vérifier ce que faisait un mobility manager et ce qu’était un PMR. Mais du coup je comprend mieux ton commentaire précédent.
      Bravo pour ton engagement. Les injustices m’insupportent également !
      Il doit être possible de remplacer avantageusement intarissable et emmerdeuse par passionnée. 😉🤗

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  3. Intéressant ton article sur les images et ce qu’elles représentent pour chacun d’entre nous.
    Justement, cette nuit, je repensais à ton billet sur la poésie, et je pensais « un poète, c’est quelqu’un qui voit ce que les autres ne voient pas » (et qui éventuellement essaie de nous le faire entrevoir, via des mots, ou de la musique, ou des images).
    Bonne journée, Régis.

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    1. Maux&Cris dit :

      Mais oui, tu as raison. C’est tout le mystère, puisque la poésie ne joue pas sur le factuel, le concret. La poésie c’est un peu l’impressionnisme de l’écrit. Non c’est idiot ce que je viens d’écrire.
      Tu as raison, quelqu’un qui voit ce que les autres ne voient pas. Pourrait-on ajouter et qui essaye de le faire voir aux autres.
      Désolé de venir troubler ton sommeil. On dira que ce n’est pas moi mais le mystère de la poésie… 😂
      Merci pour ton commentaire et belle journée Jean-Louis,
      Régis

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  4. Angelique dit :

    Les images sont un instantané du moment qui se fige sur le papier. Mais finalement, on ne sait pas si ce moment est heureux ou si c’est la fin d’un monde.
    Ma deuxième vie : master II psychologie et psychothérapie. Prévention des violences scolaires, l’art : outil de communication non violente. Deux années dans des colléges du 9.3…… mon mémoire a débordé (le nombre de pages prévues). J’ai beaucoup appris sur l’influence des images (photo, dessin…) Mais aussi de la poésie (RAP, SLAM, PUNK….). Ça a bouleversé ma vision du paysage Verlainien et de son arbre par dessus le toit.
    3eme vie : école d’art, j’en rêvais depuis le BAC avec une licence professionnelle de styliste de mode, école Duperré.
    Déçue par ce monde surfait, stupide et ridicule qui, finalement, m’a fait dire qu’ils avaient peut être besoin d’un bonne thérapie. Au moins pour qu’ils retrouvent leur MOI. Les autres sont déjà pris, ah, ah.
    4éme vie : je quitte ce monde et je vis quelques temps dans la rue. J’avais fait parti du SAMU social, autant être concernée.
    5éme vie : je pars avec un inconnu dans un lieu totalement inconnu sans un sou en poche. Passons sur ces 2 années.
    Mais finalement, l’Ardèche me plaît.
    6éme vie : je me trouve une ruine en pierres dans un village isolé. Bon, en 8 ans la restauration traîne un peu mais ça reste sympa.
    Au cours de mes nombreuses randonnées, je rencontre un cheval….. sauvage (que fait il là?). Je viens me poser tous les jours pour simplement suivre le troupeau. Me revoilà nomade avec environ 12 chevaux qui ne sont à personne.
    Ouverture de la chasse : le troupeau squatte des prés à foin alors le fusil n’est pas loin. J’apprends que le poulain, ça se mange!!!!.
    Me voila donc entre ce cheval et le fusil à négocier comme je peux le prix de la vie. Je n’ai pas pensé à tout, ce cheval, je dois le convaincre de venir avec moi et trouver un terrain.
    Je continue donc à observer et à me faire accepter.
    Je contacte Rennes qui propose un DU d’équitation éthologique. A l’époque ça me semble une bonne alternative…… Mais je rencontre Nathalie, vétérinaire équin qui enseigne la naturopathie équine à Maison Alfort.
    Elle a lu mes notes, observations, regardé les vidéos et me propose de diriger ma thèse (oui, j’avais commencé à développer une approche sans aucune connaissance du cheval).
    4 années avec les animaux sauvages, 3 poulains « sauvés », 580 pages de thèse. Je suis Dr en Éthologie et cognition comparée, faculté de Genève, laboratoire de recherche de Neuchâtel.
    Pendant ces années coupée du monde des hommes, aucune image publicitaire n’est venue tenter de manipuler mes neurones. D’ailleurs je vis encore maintenant dehors où je n’ai ni télé ni internet.
    Aujourd’hui je redonne une place au cheval : miroir de nos émotions en médiation équine, il aide aux déplacements et à la restauration de la biodiversité.
    5 hectares travaillés uniquement avec un faux, un râteau, une brouette et la traction animale. Tout ça résumé cet été par la presse avec 2 photos (et du texte). Mais finalement, que disent ces photos à ceux qui ne connaissent pas le contexte ?

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  5. Maux&Cris dit :

    Ben dis donc, je dis bravo et suis admiratif.

    Le diplôme bien sûr par la masse de travail que cela représente, des années d’observations, de conclusions, d’essais, d’écriture… mais plus encore pour avoir mis en résonance ton mode de vie et ta pensée. Cela n’a rien d’évident doit te donner une force inouïe.

    La presse ne peut pas résumer ton expérience, ni avec deux photos (et du texte) ni avec 300 photos.

    D’ailleurs il ne faut pas résumer. Ce n’est pas résumable. C’est ta richesse. Une imagothèque gigantesque des moments passés avec les chevaux. Et au-delà des moments de gloire (sauver des poulains), je suis bien certain que tu n’auras pas oublié un seul des petits moments qui t’ont permis d’avancer dans la compréhension de l’animal, ni les bons ni les mauvais, tous porteur de connaissance.

    J’apprécie énormément ton clin d’œil à l’expérience MauxetCris. Ta conclusion va dans le sens de l’importance du contexte pour éclairer la photo. Et pourtant je crois que les deux photos seules parlent. Même si elles ne racontent pas le même discours, même si elles ne toucheront pas les mêmes personnes.

    Ma chère Angélique, chère Docteur en Éthologie et cognition comparée, je t’adresse mon respect sans limite et mon amitié souriante.

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  6. Vève dit :

    Ami Régis, je n’ai pas lu le fil des messages des autres lecteurs. Mon commentaire risque d’être redondant… bref. Pour ma part, je n’aime pas trop les poèmes illustrés d’une image. De la même façon, je n’aime pas les titres que l’on attribue à une œuvre d’art. Cela a pour effet, selon moi, de diriger la perception, d’orienter, dans une certaine mesure, la compréhension du texte par rapport à l’image (ou l’inverse). J’écris, ces jours-ci, un poème « pour » une photo qui me plait beaucoup. Or, j’ai un mal fou à éloigner Dame Muse de l’image (habituellement, je procède à l’inverse. Une fois le texte écrit, je lui trouve une image sans trop chercher de « correspondance »). Pour autant, je suis visuelle. Je tire un plaisir sensoriel et sensuel à regarder et à voir (sans mettre la publicité dans cette même source). En somme, il s’agit de deux fonctions ou de deux utilités qui ne font pas forcément bon ménage. À suivre… 😍

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    1. Maux&Cris dit :

      Bonjour Geneviève,

      ton point de vue est très intéressant. Tu fais partie des « puristes » (pardon, n’y voit rien de négatif…) qui estiment qu’une œuvre se suffit à elle-même et n’a pas besoin d’être soutenue ou expliquée par un titre, un sous-titre.

      Et bien je tempèrerais peut-être. Certaines œuvres sont si fortes ou parlent tellement d’elles-mêmes qu’elles se suffisent. Est-ce le cas pour toutes ? Je ne sais pas. Pour ma part, il m’arrive d’avoir besoin de mettre une légende à mes photos, rarement un titre. C’est toujours pour ajouter un peu de poésie supplémentaire ou pour faire douter la personne qui regarde la photo de ce qu’elle voit.

      Je comprends tout à fait la difficulté que tu as à écrire un poème sur une photo. Ce sont deux monde différents et les images poétiques générées par le poème risque de frotter ou de faire dissonance avec la photo, dont l’image est forte et assumée.

      Tu dis que lorsque tu accoles une photo à tes textes, tu ne cherches pas de correspondance. Consciemment sans doute, mais je serais bien étonné que ton cerveau te laisse placer n’importe quelle photo à côté de ton texte. Sans que ce soit forcément le résultat d’un travail conscient…

      Cet échange va enrichir les conclusions de l’expérience MauxetCris #1.

      Enorme merci Geneviève et bon week-end.
      Bises

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Mila Detti

"Antes y después el mundo se ha hecho pedazos y hay que nombrarlo de nuevo, dedo por dedo, labio por labio, sombra por sombra." Julio Cortazar.

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