Hier je me rendais à la pharmacie de la ville voisine pour renouveler quelques médicaments, ma gourmandise avérée m’en ayant fait terminer quelques boites. Pour y aller, j’accroche toujours un sourire sur mon visage, afin de le partager avec les personnes qui y travaillent, qui me le rendent bien. Je veille qu’il soit en place dès l’entrée, voire avant.
En entrant dans la ville avec ma petite auto, j’ai vu une feuille poussée maladroitement de gauche à droite par quelques aériennes et incontrôlées turbulences. Malgré sa couleur, disant qu’elle était morte. j’ai crains un bref instant qu’elle ne vienne se ficher sous l’une de mes roues, ce qui n’aurait pas manqué de la tuer une seconde fois. Que pèse une feuille morte de quelques grammes versus la tonne et quelque de mon automobile ?

J’ai œuvré pour l’éviter, sans mettre ma propre vie en danger, ni celle des autres bien entendu. J’en fus soulagé. Tout en me disant que craindre de tuer une feuille déjà morte révélait un comportement de l’ordre de la sombre connerie, ou alors un esprit encore disponible à ressentir les assauts de la poésie. Permettez-moi d’exprimer ici un léger penchant pour la seconde explication.



Nous avons des hortensias de plusieurs couleurs et plusieurs natures. Une fois la floraison terminée, il ne faut pas en couper les têtes (avant que l’hiver ne montre des signes de faiblesse). Du coup, elles brunissent petit à petit et deviennent des boules (pour les simples) ou des couronnes (pour les doubles) dont j’aime regarder la brunitude (Oui je sais, ça n’existe pas). On admire les fleurs en pleine floraison pour leur arrogante beauté. Aimer regarder les fleurs fanées c’est remercier des choses qui ont vécu d’avoir bien voulu croiser notre existence.

Afin d’illustrer mon article, J’ai fouiné dans ma médiathèque personnelle. L’évidence est terrible, pas une seule photo de têtes d’hortensias brunes. J’aurais été Salvatore dans le Nom de la Rose, je me serais sans doute flagellé tout de go en jargonnant moult prières. N’étant pas moine je remplace les photos manquantes par des feuilles mortes.

Deux jours de beau temps (nous sommes montés à 21°C) ont permis à Sylvie de jouer du sécateur pour couper les branches de ceci, les tiges de cela, et surtout les têtes des hortensias. Du coup, plus de boules et couronnes brunes à admirer.
Et vous ? Vous sentez-vous capable de faire attention à quelque chose qui ne vit plus vraiment ? Aimez-vous aussi les fleurs passées ?
NDLR : les photos présentes ici sont tout(es) de mon cru.

Complètement! Je parle aussi à tout ce qui est mort …Et je m’excuse quand je taille dans les plantes ou joue du sécateur comme Sylvie…
Quant au poète en toi, voilà bien quelque chose dont je n’ai jamais douté!
Plein de bises…
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Tout pareil !
🌺🪴🌺
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Idem pour moi !
Belle soirée, Régis ! Bises…🍁🍁
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lovely!
⬻𓂀ღ☆∞♡ 🔺 𝒽𝒶𝓅𝓅𝓎 𝒻𝓇𝒾𝒹𝒶𝓎 🔺 ♡∞☆ღ𓂀⤖
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